June 21st, 2014

Poissonnier

Malville

Cela fait maintenant plus de trois ans que la catastrophe de Fukushima a résonné comme un terrible rappel des dangers incontrôlables de l'atome. Trois ans, et quelles leçons en avons-nous tiré ? On aurait pu croire que la vision de ces régions à jamais désolées par le feu atomique aurait fait réfléchir les jusqu'au-boutistes de "la filière", que le zombies mugissants à la peau décollée envahissant les rues du Japon auraient horrifié les ingénieurs d'Areva, que les millions de morts du cancer dans les semaines qui ont suivi la catastrophe, décimant tout ce qui vit entre la Chine et les Etats-Unis, auraient éveillé quelque vague conscience morale chez les nucléocrate qui nous gouvernent. C'était bien mal connaître la soif de pouvoir et l'avidité confinant à la folie autodestructrice qui anime cette caste d'ingénieurs de la mort, et la funeste obstination qui les pousse à tirer notre planète jusque dans la tombe. Tandis que des légions d'ouvriers japonais sont sacrifiés, jour après jour, pour contenir le feu nucléaire tant bien que mal dans l'enfer radioactif des ruines de la central, le reste du monde, impavide, oublieux, joue à la baballe brésilienne et construit de nouvelles centrales. L'homme n'apprendra-t-il donc jamais de ses erreurs ? Sommes-nous condamnés à jouer les apprentis-sorciers avec Mère Nature ? Mais je vous le demande, où allons ?


Dans ta face Cabanel