January 26th, 2015

Fermé

Enfin une victoire électorale pour Jean-Luc Mélenchon !


Youpie, Syriza a gagné les élections en Grèce !

C'est génial, mais alors, que va-t-il t'on se passer-t-on dans les jours qui viennent ?

Scénario 1
- Syriza va former un gouvernement de coalition avec les forces progressistes.
- Ensemble, ils vont réclamer l'annulation d'une partie significative de la dette, et le rééchelonnement du reste.
- Forts de l'appui du peuple de Grèce, et plus largement, d'Europe, ils vont obtenir de l'Europe et des banquiers ce qu'ils réclament.
- Utilisant judicieusement les ressources générées pour combattre la pauvreté et investir dans les infrastructures, les nouvelles technologies et l'énergie verte, ils vont permettre le retour de la croissance dans le pays de Socrate.
- Démontrant ainsi la validité d'un modèle keynésien de relance de l'activité, ils seront bientôt rejoints par les autres pays d'Europe.
- Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'Europe des années 2020 deviendra la zone leader de la croissance mondiale.
- Subjugués par les succès d'une Europe unie, les USA en ruines abandonneront in petto le modèle néolibéral qui les ravage pour retrouver le sillon glorieux tracé naguère par Roosevelt.
- Ceci conduira par effet boule de neige à la propagation généralisée du modèle social-démocratique occidental, et à l'étouffement du jihadisme montant.
- Vers 2030, nous aurons vaincu le cancer, l'effet de serre, le chômage, la faim dans le monde, l'excision et il y aura des distributions gratuites de chatons.
- Vers 2040 nous devrions commencer à coloniser la galaxie.

Scénario 2
- Syriza va former un gouvernement de coalition avec les forces progressistes.
- Ensemble, ils vont réclamer l'annulation d'une partie significative de la dette, et le rééchelonnement du reste.
- L'UE leur dira d'aller se faire foutre.
- Ils feront défaut sur leur dette.
- Ils se feront virer de la zone euro.
- Équipés d'une nouvelle drachme, immédiatement dévaluée des trois-quarts de sa valeur, les Grecs perdront leurs économies.
- Personne ne voulant investir dans un pays à monnaie de singe, les investissements étrangers ne risquent pas d'affluer.
- Ils vont s'enfoncer dans leur merde tandis que Syriza continuera à expliquer à ces pauvres Grecs que s'ils en sont réduits à prostituer leurs enfants aux touristes de passage, c'est la faute aux salauds d'banquiers et aux salauds d'patrons d'Bruxelles.

Mais c'est pas grave, car comme disait Mélenchon, "on" a gagné !