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Et me voici de retour sur le chemin de Damals, dans cette bonne ville de Stuttgart, et en particulier au LKA Longhorn où j'ai des souvenirs émus. L'endroit est, pour mémoire, un hangar industriel coincé entre une autoroute et des immeubles de bureaux cheap. J'arrive vingt minutes avant l'ouverture des portes, alors que les derniers bleus s'éteignent dans les nuages surplombant la la ville (qui pour une fois, ne vont pas me pleuvoir sur la gueule).

Le premier groupe est Jinjer, un groupe de... hardcore mélodique ? C'est Ukrainien, c'est hostile, c'est jeune et ça n'a pas la maturité de groupes plus installés, tant mieux. La chanteuse n'a pas l'aisance avec le public que donne l'expérience, mais c'est pas le propos.

En voyant le set de Tribulation se mettre en place, avec ses squelettes et ses corpse paints, j'ai eu peur que ce soit une sorte de sous-Ghost, mais quand ça s'est mis à jouer, j'ai vu que c'était du black quelque peu tourné vers le mélodique, ce qui n'est pas désagréable. Il y a une mélancolie dans le propos, ainsi qu'une recherche visuelle, c'est une expérience agréable.

Wintersun arrive ensuite, un projet de power metal énervé qui rappelle un peu Ensiferum (ce n'est pas un hasard). Le groupe a visiblement amené ses fans, ainsi que sa sono : j'ai les oreilles détruites au bout de 15 minutes. La qualité sonore en pâtit un peu, mais on ne peut pas reprocher à Jari Mäenpää son manque d'engagement. Le côté "bogosse ténébreux avec le ventilo dans les cheuveux" peut énerver, mais au bout d'un moment, on se prend à bien apprécier la prestation.

Et puis, c'est l'heure d'Arch Enemy. Comme d'habitude, c'est un groupe professionnel, donc pas de surprise outre mesure, ce qui permet d'apprécier les différences subtiles entre une performance et une autre. Là par exemple, ils avaient oublié de baisser le son depuis Wintersun, et autant ça passe quand on fait du bourrinage, autant pour le death mélodique, c'est plus compliqué. Il y a un équilibre à trouver entre les deux guitares, avec la rythmique, et il faut que la voix passe. La course à la puissance n'est pas à l'avantage de ce genre. Par ailleurs, Michael Amott n'était pas vraiment en forme ce soir là, il a même très visiblement foiré un de ses solos qu'il n'a pas pu mener à son terme, et malheureusement, Jeff Loomis peu inaudible d'où j'étais, j'ai donc rarement eu mon saoul de guitare. J'ai tout de même noté le métier de Daniel Erlandsson et du fort charismatique Sharlee D'Angelo, qui ont avancé leur reprise d'une ou deux mesures pour couvrir le pain de leur leader. Pour ce qui est d'Alissa, elle n'a pas la réputation de quelqu'un de facile à vivre, pourtant je dois bien reconnaître que sur la longueur (c'est le quatrième concert d'AE que je me fais), elle est fiable et complètement impliquée, même si sa prestation, pour reprendre l'expression grecque, sent un peu l'huile de lampe (très répétée). Nonobstant, j'étais à un concert d'Arch Enemy, donc c'était bien, et le reste de la salle semblait du même avis à en juger par l'agitation qui a pris le pit dès le premier morceau.

J'ai pris des photostres


La nana de Jinjer (Tatiana Shmailyuk)


La batteuse de Tribulation s'appelle Oscar (faut pas chercher)


Le chanteur Johannes Andersson


Ah tiens, y'a un nouveau kami pour remplacer Mikio...


Wintersun et son guitariste Kile Bogöss


Le frontman avait une superbe chemise


C'était la fête à Ibanez ce soir


Ah, on dirait qu'Arch Enemy arrive...


Sharleeeeeeeeeeeeeeee !


Alissa, une frontwoman qui attaque l'audience à coups de boule


Michael Amott (chose peu connue, son frère
Martinl a fait carrière au cinéma en France)