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Moi je m'en fous, je crains dégun, je suis un acharné, je prends l'eurostar un vendredi treize en pleine grève SNCF comme un taré ! Adonc, me voici du côté de Camden pour un concert qui s'annonçait sous les auspices de la brutalité la plus extrême. Mais non en fait. Bizarrement, la salle était largement vide quand j'y parvins (sans que j'ai fait la queue six mois non plus), ce qui laissait craindre un modeste succès pour la soirée. Mais elle s'est remplie prestement, de sorte que lorsque la musique eut démarré, c'était déjà bien bourré.

Oceans of Slumber se distingue du peloton assez dense des groupes de métal symphonique par trois particularités. Déjà, c'est des Américains, et pas des vikings. Ensuite, la chanteuse semble atteinte d'une curieuse maladie de peau qui fait que de loin, on pourrait presque croire qu'elle est noire (ce qui n'est pas possible pour une chanteuse de metal). Enfin, le traditionnel metal symphonique est ici mâtiné de sonorités jazzy. L'ensemble donne une mélange sombre moyennement gai, il faut bien le dire, tirant à la fois vers le prog et le sludge. Une bonne BO pour se flinguer.

Je ne vais pas vous refaire l'article pour Myrkur, vous voyez tous de quoi il s'agit. Ce soir, un set heavy. C'est fascinant de voir, concert après concert, la charmante Amalie étoffer son chant et son jeu de scène, et de temps en temps même, dialoguer un peu avec le public. Très peu de chant hurlé, et du reste, le peu qu'il y a eu passait mal dans le mix. Comme d'habitude, les réactions des néophites ont été plutôt positives, quoi que surprises.

On en arrive à Epica, qui jouait ce soir là le 999e concert de sa carrière ! La bonne nouvelle, c'est qu'après deux sets suicide&despair, on pouvait compter sur Epica pour nous remonter le moral, cette formation étant plus quand même plus légère. Et de fait, Simone était bien en forme cette nuit là, les musiciens avaient l'air contents d'être là, on sentait que la tournée se finissait. C'est donc sans se faire prier que les nombreux fans hardcore affichèrent sans barguigner leur bruyant soutien. C'était, disons le, très sympathique, aux antipodes de ce qui avait précédé, à telle enseigne qu'Isaac, le guitariste, en plaisantera, qualifiant Epica d'"Evil". L'histoire se termine comme de coutume, en sautillant de bon coeur "Beyond the matrix" avant "Consign to oblivion" et son wall of death.



Alors j'ai acheté un nouvel appareil photo pour pallier que d'aux limitations du canon G7X (en l'occurrence, un lumix TZ101, qui tire jusqu'à un équivalent 250). J'ai réussi à tirer quelques photos exploitables.


Cammie, d'Oceans of Slumber


Son collègue Keegan Kelly


Myrkurine et ses feuilles


Myrkurette et son tambourin magique


Simooooone !


L'appareil a un comportement un peu étrange, avec un shutter
chelou. J'ai raté pas mal de clichés mais en l'occurrence, sur
ce shot, ça fait un effet sympa sur le visage de la vocaliste.



Obligé de dé-zoomer, un comble !


Y'a des fans hardcore quand même. Lui, il
a carrément le logo du groupe sur le bras.



Le zoom est limité à un équivalent 25 en wide, on peut pas tout avoir. Ici c'était presque suffisant.


Je vous mens pas, y'a un wall of death