?

Log in

No account? Create an account
 
 
aspexplorer
C'est la première fois que je reviens à la Machine du Moulin Rouge depuis il y a genre cinq ans, quand j'y avais vu le Cernunnos, bref, une éternité. Ça n'a pas changé.

Trio de Facto est un trio, comme son nom l'indique, composé de deux guitaristes et un chanteur-slash-banjo. Le gimmick, c'est qu'ils font des standards du metal, mais en acoustique. C'est bizarre comme concept, donc on comprend que l'assistance, un peu clairsemée en début de concert, n'adhère pas tout de suite. Pourtant, la bonne humeur communicative de ces Finlandais réchauffe rapidement l'atmosphère, tout comme les larges volumes de martini qu'ils s'enfilent sans retenue. On ne s'ennuie pas une seconde avec des interprétations d'Amon Amarth, Ghost, Metallica, Maiden, et même Napalm Death (superbe cover de "You Suffer"). Apparemment, ils sont la moitié d'un groupe plus étendu qui s'apprête à sortir un album l'an prochain, à voir.

Et voici maintenant MC Ferum. Oh non, c'est pas du rap, c'est encore du metal ! Oui, mais cette fois, en acoustique. Il est un peu dommage qu'il n'y ai toujours pas d'accordéon, en revanche, il y a bien une présence féminine, en la personne d'une demoiselle bien replète qui joue du clavier, et chante de façon ma foi plutôt agréable. Fidèles aux traditions Finlandaises, ils se lancent à corps perdu dans la musique, avec un son acceptable, quoi que légèrement inférieur à celui de la première partie. Il est vrai que, même si les musiciens sont des professionnels aguerris, on sent ça et là poindre les effets de cette variété de saudade nordique si particulière à la race Finlandaise, et que dans d'autres contrées, on qualifie d'intoxication éthylique aigue. Mention spéciale au bassiste, qui outre sa consommation immodérée durant le concert, s'était déjà enfilé pas mal d'on-ne-sait-quoi durant le set précédent (où il était l'un des guitaristes). Mais ça n'entame en rien la bonne humeur du groupe, ni des spectateurs qui, souvent torse-nu, se lancent dans des pogos dignes d'une fin de Hellfest. Au final, après une revue des albums du groupe, on rentre chez soi, contents d'avoir passé une bonne soirée en compagnie de ces nordiques amateurs d'antigel, avec pour unique regret le fait de n'avoir pas entendu l'énorme "for those who fight for metal".

Að föötos


Trio de Facto


Ensi en acoustique


Cloïnk (dans le fond, le bassiste imbibé)


Laura Dziadulewicz au clavier et chant


Les photos sont sages mais je vous assure que c'était sympa


Oui, ben y'avait une lumière de cul...

Að wideos


La chanson qu'ils ont pas chantée :-(


Medeia, le vrai groupe de la claviériste,
s'était fait un Thriller maison





Je sais pas pourquoi, j'ai bien envie
d'écouter un peu de reggae ce matin