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C'est en novembre dernier que je découvris l'existence de Beast in Black, en première partie de Nightwish, et cette formation de heavy 80's me fit une excellente impression. J'achetais leur album sorti entre temps, une belle collection de tubes il faut bien le dire. Alors du coup, je me dirigeais vers Ménilmontant, pour découvrir la Maroquinerie.

Il s'agit d'un complexe culturel bourgeois-bohême, s'ennorgueillissant d'un restaurant sur terrasse bla-bla-bla, que je n'aurais pas le temps de visiter car évidemment, c'est aussi une de ces salles de merde qui ouvrent les portes au dernier moment, de sorte qu'au lieu de boire des bières à l'intérieur, les spectateurs sont invités à faire le pied de grue devant la salle. Je rate donc le début de la première partie, Turmion Kätilöt, une petite troupe de Finlandais en corpse paint (dont l'un avec cravate), qui jouent un joyeux indus. C'est plutôt bien mené, et avec une certaine ardeur, de sorte que le public, déjà bien nombreux dans la salle, répond présent.

Quand arrivent les BIB, l'ambiance est donc déjà là depuis un moment. Pour être honnête, je suis surpris par le succès de ce groupe qui n'a pas quatre ans, qui vient tout juste de sortir son deuxième album, mais qui bourre une respectable salle de 500 places alors que d'autres formations plus chevronnées se produiraient dans des glazarts à moitié vides. Je pense que beaucoup des spectateurs de ce soir furent, comme moi, convaincus par la prestation de novembre, un bon coup commercial donc, et sans doute, une ambition à suivre. Bien que la scène soit de taille très modeste, Yannis Papadopoulos, le chanteur, ne tient pas en place une seconde et nous fait une très crédible impression de Rob Halford jeune fille. Le répertoire de BIB s'est enrichi de sonorités tout droit sorties des années 80 à mulette, ce qui bien sûr, me réjouit, nous sommes ici dans un trip Survivor/Tina Turner plein d'énergie et de bonne humeur, qui est particulièrement adapté à nous désennuyer de l'ambiance fin-de-civilisation ambiante. Le groupe a l'air positivement ravi de voir que, moins d'un mois après la sortie de "From Hell with love", le public scande déjà sans se faire prier les paroles des chansons. Le son est très bon, les lumières bien réglées, ça sent le professionnalisme. Alors il y a peut-être un peu de play-back de temps en temps, pas mal de bande enregistrée, mais c'est pas ça le plus important.

Un diverstissement tout à fait recommandable pour toute la famille, donc.

Les photostres


Turmion Kätilöt, dont j'aurais aimé voir le début du spectacle








Arrivée des BIB


Yannis et le très compétent Kasperi Heikkinen


La Maroquinerie est une salle très bien agencée
en une sorte d'amphithéâtre souterrain



Petit instrumental


Notez le travail des lumières, malgré
la modestie du groupe, c'est beau



"Crazy", le titre qui se joue avec
masques à LED et camisole de force





RIP in peace, Katy Perry, tu resteras à jamais
l'inoubliable interprête de Joey Tribbiani et
de Raymond Burr, adieu, petit prince parti trop tôt