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Quand je vous parle de metalcore à gonzesse en provenance d'Europe de l'est, vous me dites "mais t'es malade, t'es quand même pas allé jusqu'en Afrique du Sud suivre la tournée de Jinjer ?" Non, j'en suis pas encore là, il y avait heureusement Infected Rain qui passait à dix minutes de métro de chez moi. C'était l'occasion de découvrir le Gibus, une boîte gay de République qui, entre deux séances de bouffta-bouffta, s'ouvre à des groupes de métaux. Le lieu est souterrain, dans une ancienne usine, avec des toilettes unisexe (évidemment), un bar sympa, des écrans à LED sur tous les murs et des lasers partout, ce qui est peu habituel dans nos salles de concert. Ça me fait plutôt bonne impression.

Moebius est un groupe venant de Sardaigne et qui a mal choisi son nom. A part ça, ils offrent un metal assez technique et plutôt bien mixé, mais comme ça commence à 18h30, il n'y a pas grand monde dans la salle pour en profiter. Le concert se termine assez vite, sans lasser. Ça manque un peu de communication avec le public, on sent qu'ils sont peu familiers avec le live. A noter aussi que, bien qu'ils aient passé le moins de temps à faire la balance, c'est eux qui auront au final le meilleur son de la soirée.

Oui parce que dès les balances de Klogr, on sent qu'il va y avoir un problème : la batterie pète les oreilles, la basse aussi, c'est une horreur. Bref, le concert est difficilement audible. D'un autre côté, le propos du groupe, c'est pas vraiment ma came (Sea Shepherd, nous gnavons qu'une seule plagnète...)

Et voici les régionaux de l'étape, les Alsaciens de Dust in Mind, qui portent fièrement les trois couleurs que sont la Liberté, l’Égalité et la Fraternité (la chanteuse a même une Alsacienne tatouée sur le bras). Hélas là encore, la puissance sonore du Gibus est plus adaptée à l'electro qu'au metalcore, genre qui demande qu'on puisse entendre le chant.

Ça s'améliore un peu avec Infected Rain. J'ai dit un peu. IR est donc un groupe de metalcore Moldave, mené par Elena "Scissorhands" Cataraga, qui bouffe sans peine toute la scène. Il y a des gens comme ça, ils ont le truc. On pourrait croire que IR est une vague ressucée de Jinjer, groupe qui a d'ailleurs de nombreux fans dans la salle. Mais en fait ils ont débuté avant, ils profitent juste un peu de la récente popularité de leurs voisins Ukrainiens. Musicalement parlant, c'est là aussi très différent : là où Jinjer est plus rock, voir jazzy, IR est plus dans un univers electro indus urbain. IR est plus élaboré, moins rugueux, plus moderne (ils font tout à l'Axe-FX et au mac). Une autre différence, c'est que chez IR, Eugen est le batteur, alors que chez Jinjer, c'est le bassiste. Et donc, Elena fait son set sans débander, avec une aisance remarquable. Le show est un vrai show, c'est à dire que c'est agréable à regarder, c'est bien conçu, on sent qu'il y a une ambition. Dommage que le son soit un peu naze, il faut parfois tendre l'oreille pour suivre les mélodies, perdues sous la masse de basses. Le concert commençait tôt, et il a fini tôt. On en aurait pris un peu plus.

Les Photostres


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Appliqué dans le growl, c'est bien


Trip sauvons les baleines avec Klogr


Le son pas terrible, mais l'éclairage OK


Je m'étais mis à couvert derrière un providentiel pilier


La palme de l'éclairage pourri revenait à Dust in Mind


Quand on a une chanteuse comme ça, on met pas les projecteurs dans la gueule du public, putain !


Notez le laser sur le bras du guitariste


Lena se réveille, on peut y aller


Remarquez comme mon G7X choisit judicieusement le point de focus


IR, c'est aussi des zicos qui ont l'air impliqué


Comme Captain Predator, là...


Mais le champion, c'est le bassiste


I'M STEVE HARRIS ! (almost)


Sérieux, tout bouge bien, malgré l'étroitesse de la scène


Une bonne petite soirée