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Carré or, debout, 30m, droite.

J'arrive donc sur la pelouse presque une heure avant le début des hostilités et quelques couillons déjà se sont assemblés. Je patiente avec patience, voici qu'arrive, sans chichi, le premier groupe. Il s'agit de Bokassa, trois Norvégiens particulièrement prisés par Lars Ulrich et qui se voient donc offrir ici une assez belle salle, il faut le dire. Son très convenable, ça peut ressembler à du Mastodon en un peu modernisé. C'est pas désagréable, même si l'assistance autour de moi n'a pas l'air très réactive. En tout cas une chose est sûre, à trois, ils ont un peu de mal à occuper les douze kilomètres de scène (le bassiste bouge un peu, mais le guitariste/chanteur est totalement statique).

On reste en scandinavie avec Ghost, qui après leur triomphe au Zénith il y a trois mois, revient dans une arène d'une autre ampleur, quoique pas forcément acquise à leur cause. On n'a bien sûr pas la production de la dernière fois, avec un décor un peu tristoune de cathédrale en ruine, mais on a bien nos goules, dont les deux goulettes à claviers, et l'apparition rituelle de Papa Nihil qui surprend les plus blasés. Tobias est bien en forme, les morceaux sont clairs et bien interprétés, le set ne fait qu'une heure donc pas le temps de soliloquer sur l'orgasme féminin comme d'habitude : Ghost va droit au but. Par contre, et c'est regrettable, c'est la première fois que je vois un concert se terminer sans "Monstrance clock". Nul doute qu'il y avait ce soir pas mal de gens qui découvraient Ghost, et d'après le groupe de ch'tis que j'avais derrière moi, ils ont trouvé ça plutôt pas mal.

Cela dit, même l'énorme phénomène qu'est devenu Ghost pâlit nécessairement en comparaison avec le groupe suivant : les Compagnons de la Chanson. Bon, je vais pas vous présenter, vous connaissez, quand on choisit la maison Ulrich, on sait ce qu'on achète, pas la peine de vous faire l'article. Les mecs sont venus avec quelques morceaux choisis de Hardwired, les classiques incontournables, mais aussi quelques raritudes, comme "The memory remains", "Frantic", et le plutôt inattendu "Ma gueule" repris en duo par Kirk et Rob (qui chante). Oui, "Ma gueule", de Johnny. Halliday. Metallica covers Jean-Philippe Smet. Moi aussi ça fait bizarre. Bref, comme d'habitude, deux bonnes heures de show à la Metallica, je pense que tout le monde est rentré chez lui content. Le son était miche-muche, des basses un peu trop boum-boum, avec un Kirk en forme mais parfois difficilement audible, James chantait juste, mais il avait parfois l'air un peu mal à l'aise, sans doute une fin de tournée un peu difficile, Lars sautait partout comme on l'aime, Rob jouait quasi à domicile, mais bon, c'est Metallica. On vient les voir pour avoir un show vivant, imparfait, du rock'n roll. Si on veut de la perfection technique, on va chez Maiden.

Les photostres



Y'en a pas, j'avais pas pris mon appareil, et tant mieux
parce que y'avait pas mal d'agitation dans ce pit à la
con, tant et si bien que mes écouteurs se sont pétés.