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Lorsque je pénètre dans la salle, la scène de l'Elysée Montmartre est occupée par un étrange autel surmonté d'un crâne, qui bientôt sera entouré de nuages d'encens, ce qui est peu prudent dans cette salle aux détecteurs incendie particulièrement sensibles. Wolvennest est un groupe de dark/ambiant/gothic rock psyché (du stoner, quoi) venant de Belgique. C'est bien fichu, bien joué, et si au début, la chanteuse (la vampiresque Shazzula) est inaudible, ça s'améliore rapidement, il est vrai que le son n'est pas très fort (pour du stoner). Les harmonies lancinantes, saupoudrées de synthétiseur, vous expédient en voyage autour de Neptune sans qu'il soit besoin de se domer, en somme, c'est le genre de groupe de première partie qu'on aimerait entendre plus longuement.

L'arrivée d'Electric Wizard, et ses quatre full stacks, nous fait craindre un débordement douloureux de décibels. En fait, c'est supportable (pour du stoner), mais le tassement insistant des premiers rangs me fait craindre pour mon portefeuille et après le premier morceau, je file rendre hommage à Lemmy, avant de profiter du concert comme il se doit : assis dans un coin, à moitié somnolant, nostalgique de la Valley. Electric Wizard est un groupe lourd et un peu gras, qui ne laisse pas de répit, et vous plonge dans une profonde méditation, parfois à la limite du doom. Tout comme Wolvennest, EW a décidé d'agrémenter son set d'extraits de nanars porno et d'horreur des années 70, un choix judicieux qui semble susciter de curieuses réactions de la part de certains membres féminins du public.

Bref, gnê.

Quelques photostres

Alors du coup, c'est du stoner, donc c'est pas très bien éclairé
Par contre, si c'est flou, c'est pas vraiment trop grave

Wolvennest















Electric Wizard