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aspexplorer
21 October 2019 @ 06:45 am

On pouvait facilement avoir une lecture synoptique de Babymetal et Metal Resistance, les deux premiers albums du groupe, le second pouvant être lu comme une version rénovée du premier. Ce n'est plus le cas avec Metal Galaxy, qui s'éloigne du schéma traditionnel, et pas seulement dans le remplacement du trio d'origine par un duo + girls.

Future Metal
Plus une intro qu'un véritable morceau, sur une base principalement electro agrémenté d'un riff basique de guitare, d'une batterie appuyée et d'un récitatif très autotuné de Su.

Da da dance
Ça commence comme un clin d'oeil à Iine, pour embrayer sur une parfaite bande son pour un jeu d'arcade ; ceci n'a rien d'étonnant, vu que c'est une collaboration avec Tak Matsumoto, qui n'est pas étranger à cet univers.

Elevator girl
Encore un morceau à fond de train, plus heavy qu'il n'en a l'air, qui s'inscrit pleinement dans la tradition de Babymetal : conçu pour être chorégraphié.

Shanti shanti
Si tout ce qui précède était attendu d'un album de Babymetal, on attend surtout des trucs qu'on n'attend pas, et c'est le boulot de Shanti shanti, un truc mêlant donc metal et bollywood. Et malgré l'étrangeté du propos, on note que ça rentre dans la catégorie des earworms, surtout grâce aux vocalises expertes de mlle Nakamoto. Une belle tuerie donc.

Oh ! Majinai
Si Meta Taro avait été une incursion étonnante de Babymetal dans le monde du viking metal, cette collaboration avec Joakim Broden, de Sabaton, sonne l'établissement d'un campement de Norsemen dans le Cotentin. Avec violons, accordéons, naï naï et autres joyeusetés qui invitent à s'attabler avec ces vikings suédo-japonais pour boire quelques bières dans les crânes de nos ennemis. Le titre a laissé d'aucuns dubitatifs, mais bon, c'est Babymetal.

Brand new day
Un morceau étrange, aux accents californiens, un arrière-goût de R'nB 90's... en collaboration avec Tim Henson et Scott LePage, de Polyphia.

↑↓←→BBAB
Enfin un morceau plus cool, dont le titre qui évoque le Konami Code, et qui ne figure pas sur la version basique de l'album (j'ai l'édition The One, évidemment). On se demande ce que le groupe pourrait en faire en live.

Night night burn !
Peut-être le morceau le plus "normal" jusqu'ici, une base powermetal et Su à fond de train.

In the name of
Un titre calibré pour le milieu du concert, qui commence à la Epica, et se poursuit par une présentation des kami, dans un style black metal épique. Aucune trace de Su ou Moa (sauf si la mère Kikuchi s'est mise au chant guttural).

Distortion
Distortion est une vieille connaissance, rescapé de la période dark de Babymetal, mais je crois qu'à l'époque, personne n'avait capté que les parties growlées étaient assurées par Alissa White-Gluz. C'est du powermetal à fond de train, qui a rapidement trouvé sa place en concert avec ses owoohooowooohoowooooo...

Payaya !
Un titre plus récent, mais qui a lui aussi trouvé une place d'inamovible des setlists. Il est vrai que c'est un morceau très ludique et qui éclaire l'album en reprenant la thématique alimentaire qui avait fait la gloire de Babymetal. La virgule rappée de F. Hero ne dépare pas, il est vrai que dans le contexte de Babymetal, ce n'est même pas la première fois que ça arrive.

BxMxC
Un autre titre-bonus des éditions limitées, et le plus étrange de l'album, puisqu'il va s'aventurer dans un univers encore inexploré par le groupe : l'industriel. Pour en faire autre chose. Genre, les trucs chelous qui normalement ne sortent pas des clubs alternatifs de Chibuya. WTF.

Kagerou
Un titre qui est sorti par surprise dans les concerts du Japon il y a quelques mois, et qui a immédiatement reçu les faveurs du public. C'est du heavy metal, sur lequel Su a un chant relativement sans artifice, ce qui nous change du reste de l'album.

Starlight
Un autre représentant de la période dark de Babymetal, qui a pu être interprété comme un hommage à Mikio Fujioka, tout comme un au-revoir à Yui, qui a officiellement quitté le groupe le jour de la sortie du titre. Alternance de rythmes lents et rapides, sur fond de djent.

Shine
C'est ce titre qui désormais clôture les concerts, en remplacement de "The One", dont il s'inspire à plus d'un titre. Ça lorgne vers le sympho, une autre occasion d'entendre Su sans artifice, sur un fond de guitare acoustique.

Arkadia
Un titre qui, comme Kagerou, s'est attiré rapidement les faveurs des fans en concert. On assume à font le powermetal, et il ne serait pas étonnant que les garçons de Dragonforce aient traîné leurs guêtres dans le studio au moment de l'enregistrement.

Mon top 3 :
    Arkadia
    Shanti shanti
    BxMxC
    Kagerou
    Distortion