March 2nd, 2020

Tintin moussaillon

Tribalisme

" ...situation qui s'est encore aggravée hier soir dans les quartiers nord, avec des affrontements qui se sont prolongés toute la nuit entre les milices Makébé-kakila d'une part, et le Front de Libération Populaire du colonel Omabiket. Ces échanges de tirs auraient fait près d'une centaine de morts, sans que la situation n'ai eu l'air d'évoluer au profit d'un camp ou de l'autre. Alors, nous recevons le Professeur Julius Omombato, vous êtes politologue à l'Université Abebiki Abebiken et directeur de l'institut Mabumba, que pouvez-vous nous dire sur cette flambée de violence.
- Oh, eh bien, il fallait s'y attendre, tout ça vient d'un problème purement ethnique. C'est la conséquence des élections générales qui avaient vu le fameux renversement d'alliance, les Koufouré, je le rappelle, ayant quitté l'alliance des Trouara et des Toupété pour se jeter dans les bras des Tupuri du Président Okilébo. Nous assistons donc tout simplement à un rééquilibrage des forces, qui se voit sur le terrain.
- Donc hélas, encore et toujours les vieux démons tribalistes de notre pays.
- Malheureusement, et ce n'est pas une surprise pour les observateurs internationaux.
- Que peut le gouvernement en exil de Patrice Kakamu pour apaiser la situation ?
- Il est certain que l'Armée Révolutionnaire Sociale de Patrice Kakamu est aujourd'hui en situation d'arbitre dans ce conflit, d'autant qu'il a des troupes fidèles dans les montagnes, bien armées, bien entraînées et appuyées, dit-on, par des capitaux du Golfe, maintenant, il est vrai aussi que s'il intervenait directement dans le conflit, il est certain qu'il unifierait les forces en présence, mais contre lui. Personne n'a oublié le règne sanguinaire des Tonton Cassecroutes.
- Selon vous, comment la situation peut-elle évoluer dans les semaines qui viennent ?
- Je pense que les combats devraient s'intensifier dans la capitale, en particulier autour de la caserne de la Garde Républicaine, fidèle du régime, et selon que les forces légalistes tiennent ou pas ce point stratégique, tout peut basculer. Mais il faut aussi garder à l'esprit une force qu'on a un peu oubliée : nous ne sommes pas très loin du Quartier Français, dont les forces sous le commandement du Général Pastier-Brancard sont encore fortes de près de deux-cent soldats très motivés. S'ils se décident à faire une sortie, là encore, on peut avoir des surprise. Mais en tout état de cause, Notre-Dame et tout le Quartier Latin sont sur le point de tomber dans l'escarcelle des rebelles, il semble que les légalistes aient d'ailleurs commencé à retraiter derrière la Seine.
- Merci Professeur. Agriculture : belle récole de sorgho cette année en Mayenne... "


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