September 17th, 2020

Tintin moussaillon

Le Gom Jabbar des Atreides.


Le silence se fit dans le Lieu du Jugement, à peine troublé par le piaulement sensuel d'un jibril al-ghain en œstrus. C'était la saison de la chauve-souris, nul ne l'ignorait au sietch, et tous en connaissait les funestes conséquences. Soudain, Paul se tourna vers l'envoyé du Tleilax.
" Les fils de la destinée me sont transparents, danseur-visage. Nul ne saurait suivre impunément le chemin du Shanyarq Hanibor sans reconnaître cette ultime vérité : la conscience de l'homme est, par-delà le temps, insécable. Le distille de mort de Kynes est encore ouvert, ne l'oublie jamais.
- N'est-il pas dit pourtant, dans la Bible Catholique Orange, que le pêcheur, seul en son jardin, est tel le premier-né de Bessorah, innocent au monde, et pourtant, monde lui-même ?
- Ne me cite pas en vain Jandrabar, Tleilaxu ! J'ai été, je fus, je suis encore le poète de la Morgée. Ne sais-tu pas, pour paraphraser la Mère de Hyarq'harlad, que lors de l'éveil au torisième degré du Bindu, celles que l'on dit "les révérées", et qui marchent parmi les ruines de Lloïqor, éprouvent douloureusement que le tout est supérieur à la somme des parties ? Évidemment ! Alors, que dire, dans ce cas, du fardeau du prescient ? C'est ainsi que le Bene Gesserit se souvient du Gom Jabbar des Atréides.
- Muad'dib, intervint le Naib du Sietch Tabr, tu connais la loi du désert. "Le marcheur solitaire qui poursuit son ombre est dans le shabr el hanout tel un vulgaire haram kassam, jamais il ne trouvera la paix de Shai-Hulud". Laissons en paix les vivants, réjouissons les morts.
- Bien dit, Stilgar, l'eau du prêcheur appartient à la tribu. Mais trève de banalités. Qu'es-tu venu me dire, Tleilaxu ?
- Il fait frais, pour la saison. "
A ces mots, les yeux du Lisanal-Gaib s'agrandirent d'effroi, tandis que son cœur se serrait. Stilgar, frappé de stupéfaction, s'appuya contre la paroi du rocheuse, prêt à tomber sur le tapis de fibre d'épice.
" Quoi, j'ai dit une connerie ? "





>> Indécent <<