March 9th, 2021

Tintin moussaillon

Choix de carrière


La scène est au McDonald's du boulevard de Rochechouart

Souffrez céans, Monsieur, que j'ouisse vos requêtes
Vous avez, je le pense, grand faim, ce n'est pas neuf
Marco, veuillez lancer une boîte de neuf
Ce sont de beaux nuggets de poulet en croquette
Pour les accompagner, point ne servons de pâtes
Prendrez-vous donc des frites ? Non ? Quel est votre choix ?
Des potatoes Monsieur ? Mais le client est roi !
Marco, pour ce monsieur, c'est une grosse patate
C'est tout ? C'est un peu court, pour un euro de plus
Certes, on ne lancerait pas un bœuf Strogonoff
Mais ça vous ferait un menu maxi best-of
Comprenant un dessert, et la boisson en sus !
A la bonne heure, Monsieur. Des sauces ? Des condiments ?
Ketchup ou bien mayo ? Et du sel, et du poivre...
Oh ? Rien de tout ceci ? Combien cela me navre.
Voici votre commande, avec mes compliments.

(Finalement, ça lui aura servi, son Master Théâtre et arts du spectacle, à Jean-Rémi)


Le char Leclerc n'est pas qu'une coûteuse relique de la guerre froide, destinée à tomber en rade au milieu des Champs-Elysées à chaque 14-juillet sous les hurlements stridents des éconogistes. C'est une vraie machine de guerre qui, on l'ignore souvent, a connu, et connaît aujourd'hui, le feu. Oui, car si la France hésite à engager ses lourdingues machines, on en a vendu à l'export, des Leclerc, en particulier aux Emirats Arabes Unis. Et ce pays est en guerre au Yemen, aux côtés de l'Arabie Saoudite, contre les rebelles machin-bidules. Ce qui a permis un intéressant retour d'expérience sur l'usure de certaines pièces en milieu désertique, mais aussi, a donné lieu à la première perte. En effet, un missile antichar de type indéterminé a touché l'une de nos vaillantes boîtes de conserves, occissant son pilote. Certes, dans le même temps, les Saoudiens ont perdu une vingtaine de chars Abrams, contre un ennemi particulièrement aguerri à la lutte antichar (ils ciblent les organes de visée, attaquent par derrière, etc...