September 7th, 2021

Zongo

Un autre anniversaire que se souvenire de

Ce ne sont pas les mouvements sociaux qui manquent en ce moment. Entre les grognasses à cheveux bleus, #meetoo, les anti-viandes, les anti-transports, les noborders, les intersectionnels, les décoloniaux, la liste semble infinie. Ce qui singularise notre époque cependant, c'est que tous ces gens qui luttent contre le système bénéficient de l'indulgence, si ce n'est du soutien, de ce même système. Ils reçoivent des fonds opaques de mystérieux donateurs, ils ont table ouverte et oreille complaisante dans les grands media, et plus surprenant, aujourd'hui, même les multinationales les plus cyniques font assaut de velléités diversitaire, inclusive, non-genrée et zéro-émission. C'est assez difficile à comprendre. A moins qu'on ai l'esprit mal tourné comme moi.

Parce que, dans le concert de la gauchiasserie moraline triomphante, il manque quand même quelque chose. Vous ne vous souvenez pas ? C'était il y a dix ans tout juste, en septembre 2011, à New York. Ça s'appelait "Occupy Wall Street". Ça avait fait beaucoup de bruit à l'époque, et puis, deux ans plus tard, ça avait totalement disparu. Il s'agissait de pointer du doigt un fait difficilement contestable, à savoir que la classe moyenne des pays occidentaux était en voie de déclassement, et donc, de réclamer tout simplement un meilleur partage des richesses, au profit de ceux qui se crèvent le cul pour les produire. C'était donc la définition même de la gauche.

Et curieusement, c'est depuis cette époque que sous la houlette de journalistes bien pensants, on nous sert à tous les repas des salades sur le patriarcat, le racisme systémique, les avions-qui-tuent-les-ours-polaires. Parce que Occupy Wall Street, c'étaient des pauvres qui voulaient faire payer les riches. Toute cette merde qui lui a succédé, ce sont des pauvres qui veulent faire payer d'autres pauvres. Des noirs qui veulent l'argent des blancs. Des femmes qui veulent l'argent des hommes. Des machins genrés qui veulent se faire rembourser leur castration par Hugo, machiniste à la SNCF.

Et la gauche marche. Et la gauche court. Et ça se dit marxiste. Et il disait quoi Marx de tout ça ? " Prolétaires de tous les pays, foutez-vous sur la gueule pour faire marrer les patrons ", je crois, ou un truc du genre.

Tiens, qu'est-ce qu'on en retient, du quinquennat Hollande ? Hollande, le socialiste. L'homme fort d'un parti ouvrier, donc. Quelles réformes fortes a-t-il impulsées au cours de ses deux ans ? Qu'a-t-il fait pour changer la vie des travailleurs, le camarade François ? Le redécoupage des régions et le mariage pour tous. Ah, ça, elles sont solidement posées avec ça, les bases de la France du futur. On est contents que la Nouvelle-Aquitaine ait un PIB supérieur à celui de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ça va impressionner les investisseurs. Et Xavier et Jean-Nounours seront super contents d'être mariés, ça les console sans doute d'être encore au SMIC à 35 ans.

Le parti de l'intelligence... Le parti se faire entuber, ça c'est sûr.