September 18th, 2021

Zongo

Maurice Chevalier not dead

L'appauvrissement du langage est une réalité malheureusement constatée depuis longtemps et avec consternation par les acteurs de l'éducation autant que par les recruteurs. Quelles en sont les origines ? Sous-culture états-unienne triomphante ? Créolisation post-migratoire ? Abandon des pouvoirs publics ? Télévision, jeux vidéo et réseaux sociaux ? Tout cela sans doute, mais le plus important, ce n'est pas l'origine du problème. L'important, c'est de réagir, reconquérir auprès de la jeune génération le terrain perdu. Je l'affirme, il est encore possible d'inverser la vapeur, si Jean-Kevin est probablement perdu, il est encore temps de remettre dans la bouche de Daenerys le verbe fleuri d'Audiard, Brassens, ou Prévert. Ainsi, pour remettre au goût du jour la belle langue française des années 1940, on ne dit pas :
" Wesh cousine t'es fraîche, file moi ton 06 "
Mais :
" Souffrez, mademoiselle, l'offrande de ces fleurs à la fraîcheur de vos vingt ans. "

Ou bien encore, au pauvre :
" Nik la polise "
On préfèrera :
" En voyant ces braves pandores être à deux doigts de succomber, moi, j'bichais car je les adore sous la forme de macchabées. "

Et surtout :
" Je suis fière.e.s d'être antifa. "
Se traduisait à l'époque par :
" Encore quelques kartoffeln avec votre schnitzel, Herr Obersturmbannführer ? "