November 4th, 2021

Papy Asp

Plus haut, plus vite, plus fort !

La guerre et son cortège d'horreurs, ces vies fauchées, ces rêves brisés, ces destins emportés dans le feu de conflits absurdes... Et parmi ces monceaux de ruines et de cendres, rien n'est plus tragique que de voir perdre la beauté, la vigueur, la jeunesse bientôt flétrie d'un athlète. Chez ces dieux du stade à la carrière si fragile, cinq ans de guerre, quelle éternité ! Et combien d'entre eux ont troqué la gloire de l'Olympe pour la boue des tranchées durant la seconde guerre mondiale, qui peut le dire ? Prenez le cas de Harald Grünemüller par exemple, un splendide compétiteur, de l'avis général sympathique et adepte du fair-play, doté d'une belle éthique de travail et d'un potentiel physique qui auraient dû lui valoir le podium, l'or peut-être, aux JO de Tokyo en 1940. Mais voilà, ils n'eurent jamais lieu, et en guise de défilé olympique, parada sur les Champs-Elysées en uniforme feldgrau. Alors certes, il survécut aux combats, aux privations, aux batailles géantes en Ukraine, se produisant occasionnellement dans des compétitions militaires, et il reprit même sa carrière sportive quelques temps une fois la paix revenue, mais sans grand éclat- son temps était passé. Il faut dire qu'à l'époque, et encore plus de nos jours, sa réputation resta injustement entachée d'ambiguïté quant à son attitude vis-à-vis du nazisme. Et pourtant, malgré les polémiques artificielles attisées par les jaloux, la performance de celui qu'on appelait "l'Hercule de Beyersdorf" est là, éclatante, et parle pour lui. Car, près de quatre-vingt ans après, il n'en reste pas moins que Harald Grünemüller détient toujours le record du monde de lancer de juif.



Epica a sorti un nouvel extrait de leur live

Amusant : Coen Jansen maudissant le metteur en scène qui a eu l'idée de
foutre le feu au piano avant de se souvenir que c'est lui le metteur en scène.