aspexplorer (aspexplorer) wrote,
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Tagada tagada voilà les Daltons



Tiens, je suis tombé - vraiment tombé - sur un article du monde qui m'a bien fait bondir. Je vous le livre tout de go, avec ses commentaires de votre serviteur.

L'adoption de la réforme constitutionnelle conduit à s'interroger sur la pertinence de la stratégie du Parti socialiste", écrivent les députés socialistes Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne) dans une tribune à paraître, mardi 22 juillet, dans Le Monde (daté du 23 juillet). Les quatre élus dénoncent notamment "une incapacité" du PS "à s'abstraire d'une forme d'anti-Sarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".

Ils dénoncent le fait que le PS est dans l'opposition ?

Le PS "n'aura été ni en capacité de faire échec" à la réforme de la Constitution "ni en situation de l'infléchir", accusent ces quatre personnalités qui avaient déjà signé en mai, avec quatorze autres élus socialistes, une tribune dans Le Monde intitulée "Donnons une chance à la réforme". "Ce résultat est le fruit d'une double erreur d'appréciation", estiment les quatre députés.

La première, selon eux, est avoir considéré "qu'il était possible d'infliger une défaite au président de la République ou, tout au moins, de ne pas lui donner une victoire", alors que "la majorité parlementaire disposait arithmétiquement à elle seule des trois cinquièmes des votes".


Faux : c'est uniquement la défection d'un élu PS qui a rendu possible la victoire de la droite. Il est à noter qu'un certain nombre de députés et sénateurs UMP, divers-droite ou non-inscrits ont voté contre ce texte scélérat, ce qui est tout à leur honneur.

L'autre erreur, pour MM. Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gorce et Valls, concerne "le contenu de la réforme elle-même". "Le président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau hormis celui de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. (...) En revanche, un certain nombre des pouvoirs du président sont encadrés comme celui de nomination", notent-ils, et "cette réforme s'est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement et à donner des droits nouveaux aux citoyens"

Comme le droit de rester tranquillement chez eux un dimanche de plus l'année où le Parlement votera l'entrée de la Turquie dans l'Europe.

Pour les quatre députés PS "le président et sa majorité" ont toutefois "leur part de responsabilité dans ce qui apparaît, malgré le vote de la réforme, comme une occasion manquée". Notamment parce qu'"en suivant la majorité sénatoriale dans sa volonté choquante d'empêcher toute évolution du mode de désignation du Sénat, la droite a bloqué sur un point qu'elle savait essentiel, toute possibilité de discussion avec l'opposition".

Donc, si ont suit ces quatre parlementaires "de gauche", il était inacceptable de voter pour ce texte, mais il fallait quand même voter pour, sauf qu'eux, ils ont voté contre. Comme le faisait fort justement remarquer le philosophe Karl-Gustav Anonymous sur 4chan : "WUT???".

"Il n'en reste pas moins que le PS doit s'interroger sur sa stratégie de parti d'opposition",

Effectivement, ça s'impose... surtout quatre rigolos que je connais...

poursuivent MM. Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gorce et Valls, estimant que "s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République" constitue "une ligne de conduite dangereuse" et qui "fait le jeu de celui qu'elle prétend combattre".

WUT ???

"Les Français n'attendent pas seulement que le Parti socialiste dénonce une politique inefficace et injuste, mais qu'il aide notre pays à surmonter ses difficultés", concluent-ils.

Attendez, je résume : ces guignols sont en train d'expliquer que Sarkozy fait une mauvaise politique, et qu'il faut que le PS l'aide, parce que c'est ce que doit faire un parti d'opposition. Bon, alors je rappelle les fondamentaux du jeu : quand on est dans l'opposition, on s'oppose (F. Mitterrand). Il y a à cela deux raisons.
  1. Ce n'est pas parce que 53% des Français ont élu Gnafron que les 47% restant ont cessé brusquement d'exister. Quand on est dans l'opposition, plein de gens comptent sur vous pour porter leur parole, fut-ce symboliquement. Si vous ne le faites pas, les gens en question vont d'une part sombrer dans le désespoir, et d'autre part, voter pour un autre parti.
  2. Si un parti d'opposition soutient la politique du gouvernement, et qu'elle est couronnée de succès, c'est le parti au pouvoir qui en retirera le bénéfice. En revanche, si cette politique échoue, le parti "d'opposition" sera associé à cet échec. Il faut donc être remarquablement stupide pour coopérer avec le gouvernement, puisqu'on perd à tous les coups !

En tout état de cause, et comme le faisait benoîtement remarquer une journaliste de France 2 le lendemain du vote, "ceci laisse le champ libre à Nicolas Sarkozy pour poursuivre ses réformes". On ne saurait mieux résumer ce qu'aurait gagné l'opposition à s'opposer.
Tags: vive sarkozy
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