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L'île maudite du professeur Bosch : 9

9 - Armistice



Le fuyard était grand et élancé, et il mettait dans sa course une énergie peu commune, de telle sorte que Jack avait du mal à le suivre. Du reste, redoutant une embuscade de quelque comparse ou une volte-face inattendue, il évitait de trop se rapprocher, préférant s'économiser pour produire son effort lorsque sa proie serait épuisée. Ce qui n'allait sans doute pas tarder car, contre toute logique, l'homme avait pris le parti de remonter directement le long de la pente, pour tout dire, il gravissait l'étrange colline en esquivant les buissons et en sautant de pierre en pierre avec une belle aisance. La peau sombre et couverte de sueur du gaillard luisait sous la lune, largement visible car il était nu à l'exception d'une sorte de pagne. Pourtant, après deux cent mètres environ, il commença à présenter les premiers signes de l'exténuation et notre héros se dit que l'affaire se présentait bien. Il en était déjà à préparer son plaquage quand l'individu bondit prestement depuis le blanc promontoire d'une plaque rocheuse. Si tous ses sens n'avaient pas été en alerte, notre brave aviateur aurait sans doute poursuivi sa route et serait alors tombé dans le profond ravin dissimulé dans l'ombre, au risque de se briser un membre ou de se fendre le crâne. Il ne put totalement s'arrêter à temps, mais en glissant sur l'éboulis, il parvint en bas de l'ornière sans trop de dommages. Il perdit quelques secondes à escalader l'autre versant, mais si le lièvre humain avait conforté son avance, il n'avait pas totalement semé son poursuivant. Jack se remit donc en chasse, exalté par le danger, et s'enhardit à tenter une progression plus audacieuse, tandis que sa proie se faisait plus hésitante, sans doute essoufflé par sa course à flanc de colline. L'homme, en effet, s'arrêta au sommet de l'éminence, s'appuya sur ses genoux pour reprendre haleine, puis regarda autour de lui, désemparé. Entendant la cavalcade de l'Américain à sa poursuite, il se retourna tout à fait, puis s'esquiva sur la droite en direction de formes sombres et indistinctes. Jack vit alors que le terrain avait été retourné, creusé de rectangles profonds et réguliers, parfois agrémentés d'échelles : de toute évidence, ils se trouvaient maintenant sur le site des fouilles de Diayema.
Ils étaient maintenant assez proches pour distinguer à la lumière lunaire trois édifices de petite taille, à la destination inconnue. S'adossant à l'un d'eux, le fuyard, de toute évidence à bout de forces, s'empara d'un outil qui gisait à terre, une pelle de chantier, puis la leva d'un geste menaçant en direction de Jack. Ce dernier recula au bord d'une fosse voisine, puis son pied buta contre une échelle de bois d'environ deux mètres de long, qu'il empoigna pour en faire une arme défensive. Car certes, notre héros avait pris soin de se munir d'un pistolet « modèle 1935 » emprunté aux gendarmes avant de partir crapahuter dans la savane, mais contre un adversaire aux abois et réduit à de si piètres armes, il aurait été peu élégant de sortir l'artillerie.
Lorsque Jack s'avança, l'homme se lança dans un assaut furieux et désespéré, mais il était de toute évidence meilleur à la course qu'à l'escrime, car après deux coups arrêtés par la robuste échelle de bois, il lâcha sa piètre hallebarde et, mû sans doute par l'énergie du désespoir, se lança courageusement à main nue contre Jack, qui le mit à terre et le maîtrisa sans coup férir à l'instant même où le reste de la troupe les rejoignait.
« Toi y'en a pris, toi y'en a parler ! Si toi dire ce que tu sais, l'homme blanc sera bon avec toi. Tu auras du miam-miam !
- Ngh... ngh... fit le malheureux, visiblement aux prises avec la plus effroyable angoisse qui, conjuguée à la couse, lui interdisait de répondre.
- Toi parler, ou sinon, je serai très colère et je ferai chanter le bâton-tonnerre...
- Mais parbleu, répondit l'autre en reprenant rapidement ses esprits ainsi que son souffle, vous n'êtes pas Allemand ?
- Euh... non, répondit Jack. Moi venir d'un grand pays au-delà des mers, et mon ami policier Français.
- Dieu soit loué ! Vous êtes enfin venus à mon secours !
- Content te rendre service.
- Néanmoins, mon ami, vous devriez prendre quelques cours de grammaire et de syntaxe. Votre vocabulaire et passable et votre prononciation fort correcte - si l'on passe bien sûr votre déplorable accent yankee - vous semblez toutefois peiner à formuler des phrases cohérentes, ce qui peut à la longue s'avérer pénible pour vos auditeurs et éventuellement vous porter préjudice dans votre carrière, quel que puisse être votre profession par ailleurs. Je gage qu'un séjour dans une école de français vous serait un investissement des plus profitables, permettez-moi de vous conseiller l'académie Gilles Roussel, à Paris, qui prodigue un enseignement des plus...
- Vous n'êtes pas un indigène ?
- Nous sommes tous indigènes de quelque part, monsieur, dans mon cas, on peut dire que je suis un indigène Lyonnais. Ah, je comprends votre méprise. Il est vrai que pour vous autres Américains, un homme de couleur est forcément une sorte de demi-sauvage à peine sorti de la préhistoire, n'est-ce pas ?
- Mais je ne...
- Je ne souhaite pas discuter plus avant avec un rustre de votre sorte. Il y a un Français ici, babilliez-vous tantôt ? Ah, le voici ! Monsieur, vous me sauvez !
- Monsieur ?
- Armistice Lavanture, Docteur Armistice Lavanture, Chargé de Recherche en anthropologie comparée à l'Université de Lyon, et je le crains, dernier survivant de l'expédition Mendoza.
- Commissaire Divisionnaire Valentin Terrassol, Police Nationale.
- Un fonctionnaire ! Quasiment un collègue... Ah, je l'avoue, c'est la première fois que je vois avec si grand plaisir un policier se pencher sur mon cas.
- Et pour ma part, je suis ravi de rencontrer quelqu'un encore en vie pour nous expliquer ce qui s'est passé dans cette ténébreuse affaire.
- Ténébreuse, elle l'est aussi pour moi, hélas. Écoutez le récit de l'absurde tragédie qui se déroula ici voici deux jours. »

Soyez sans crainte, je vous épargnerai le style ampoulé de ce verbeux universitaire. Je ne suis pas du genre à vous perdre en circonlocutions et périphrases stériles, et pour tout dire, délayer la progression de l'intrigue en considérations oiseuses autant que superfétatoires. Ces procédés faciles, hélas courants chez les plumitifs médiocres à la mode en ce moment, m'inspirent en effet trop de mépris lorsque je les rencontre pour vous les infliger à mon tour. Quoi, moi, je tirerai à la ligne ? Pouah ! Plutôt cesser céans d'écrire pour me consacrer au repassage ou à la cuisine ! Car j'ai faite mienne la devise de l'Olympique de Marseille : Droit au but ! Or donc, et pour en revenir à l'os du récit, voici en substance ce que Armistice Lavanture raconta à nos amis essoufflés.
Trois jours plus tôt, un petit avion s'était posé sur la piste. Un mystérieux Chinois en était sorti, de toute évidence, le professeur Mendoza l'attendait fébrilement, ils s'étaient immédiatement enfermés dans sa tente. Ils avaient eu des mots, semblait-il, puis ils s'étaient calmés. Au bout d'une heure, le Chinois était ressorti de la tente, puis était monté sur la colline avec Mendoza pour voir l'avancée des fouilles. Le soir tombait alors, le professeur avait sonné la fin de la journée et congédié tout le monde avant qu'ils ne s'isolent à nouveau dans la grande cabane. Ils n'en étaient pas encore redescendus quand la mort et la désolation s'étaient abattus sur le camp : des hommes en uniforme avaient surgi et craché le feu, achevant impitoyablement les blessés. Pour sa part, Lavanture avait eu la bonne idée de s'éloigner pour répondre à un appel de la nature et, comprenant la situation, n'avait pas souhaité jouer les héros et s'était éloigné aussi discrètement qu'il l'avait pu. Il avait vu aussi quel sort ces hommes – sans doute Allemands – avaient réservé au professeur Mendoza, qu'ils avaient capturé et supplicié horriblement avant de l'achever d'une balle dans la nuque. Ils cherchaient quelque chose, assurément, quelque chose qu'ils ne trouvèrent nulle part, car ils fouillèrent le camp sans succès. Mais alors qu'ils allaient monter sur le lieu des fouilles, le bruit d'un moteur retentit : le Chinois, de toute évidence, avait échappé aux recherches et avait profité de l'obscurité pour prendre la tangente dans son avion. Sans doute ce fameux asiatique avait-il emporté ce que les autres étaient venus chercher, car dès qu'il fut parti, le chef passa un appel radio et fit mettre le feu aux broussailles autour de la piste pour la délimiter. Une heure après, un avion se posa pour tous les prendre.

« Et voilà, c'est tout ce que je peux vous dire. Mais qui étaient donc ces vils assassins ?
- Sans doute des agents du Reich, docteur, expliqua Terrassol. Nous craignons d'avoir affaire, non pas à un quelconque parti d'aventuriers motivés par l'appât du gain, mais à l'état Allemand lui-même !
- Horreur ! C'est donc la guerre !
- Ce sera la guerre si nous trouvons les preuves de ce que nous avançons, ou du moins à défaut de guerre, ils devront s'expliquer.
- Mais j'y songe, s'enquit Jack, que recherchiez-vous sur cette colline ?
- Je ne vois pas en quoi ça vous concerne. Vous vous intéressez à l'archéologie maintenant ?
- Nous pensons que ça a peut-être à voir avec l'affaire qui nous occupe. D'après ce qu'on sait, ils sont après les artefacts d'une très ancienne civilisation et peut-être...
- Ah, je vois, monsieur l'Américain donne du crédit à ces théories fumeuses sur les Grands Ancêtres venus du fond des temps apporter leur sagesse à l'humanité ! Monsieur trouve sans doute inconcevable que sur la terre d'Afrique, des hommes noirs aient pu édifier des bâtiments de pierre et non de simples huttes en terre et en bouse de buffle.
- Mais absolument pas...
- De grandes nations nubiennes ont étendu leurs influences sur ces contrées, monsieur ! De puissantes cités, de fiers royaumes et des souverains qui n'avaient rien à envier à vos roitelets et à vos présidents.
- Sans doute mais...
- Et ce n'est sûrement pas un péquenot esclavagiste sorti de sa cambrousse avec encore de la paille entre les doigts de pieds qui va m'apprendre à moi, diplômé de la Sorbonne, ce que c'est que la grandeur du peuple noir !
- Messieurs, messieurs, du calme voyons...
- Mais je ne vous permets pas !
- Vous n'avez en effet rien à me permettre, butor !
- J'ai fait la guerre de 37, moi, monsieur !
- Vous avez dû être triste quand vous avez perdu.
- J'ai gagné putain, J'ETAIS NORDISTE !
- C'est vous qui le dites...
- Quelqu'un prendra du café ? J'ai amené un thermos. »
Aussitôt que Lorna fit son apparition, Jack et Armistice s'aperçurent qu'ils étaient en présence d'une dame et cessèrent leur débat philosophique.
« Néanmoins, concéda le docteur Lavanture, il est vrai que les ruines sur lesquelles nous nous trouvons ne présentent aucune similitude avec les cultures Ngovo environnantes. Par ailleurs, l'extensivité de la présence de résidus ferreux et cuivrés sur le site semble indiquer un établissement très localisé, peut-être uniquement à vocation cultuelle, sans trace d'habitation alentour.
- Et rien de... particulier ?
- Particulier ?
- Qui dépasse le cadre habituel d'une fouille archéologique.
- Hormis l'irruption de nazis meurtriers vous voulez dire ? Non, rien de spécial.
- Et le professeur Mendoza, il ne vous a pas semblé...
- Un grand homme, le professeur Mendoza ! Un esprit supérieur, c'est vraiment une perte irréparable. Il est vrai cependant qu'il avait des habitudes un peu excentriques.
- Du genre ?
- Paranoïa. Cachotteries. Goût du secret. On le voyait souvent s'isoler dans sa tente et jouer au radio amateur. C'est vrai que sur la fin, il devenait nerveux.
- Et... je parie qu'il allait souvent faire un tour dans la cabane. Non ?
- Mais... Ça alors, Commissaire, comment l'avez-vous deviné ?
- L'instinct du limier, longue expérience. Bien, je crois que nous sommes tous ici du même avis. Préparons-nous à fouiller cette fameuse cabane. »

Bien qu'il commença à se faire tard, personne n'avait envie de se coucher avant d'avoir exploré l'édicule suspect. Le commissaire constata la présence d'un épais cadenas, dont le docteur Lavanture n'avait pas la clé. Qu'à cela ne tienne : quelques coups de crosses et, à défaut de briser le robuste mécanisme, ce fut tout un bout de la porte qui sauta, livrant passage à notre enquêteur et à sa lampe de poche.
L'intérieur, cependant, ne présentait au premier abord aucun signe suspect. Le long des murs en planches s'étageaient des artefacts divers issus des fouilles, en bois, en os, en corne, en poterie et même en métal. Certains semblaient typiquement Africains, chamaniques ou utilitaires, d'autres étaient plus difficiles à identifier. Il y avait des fragments tordus, des choses calcinées reliées à d'autres choses mal assorties par des ligatures étonnantes, des bouts brillants enchâssés dans des objets mous... Même le docteur Lavanture dut avouer sa perplexité. Il y avait aussi une lourde scie à minéraux, trois coffres de documents soigneusement rangés dans des chemises cartonnées, du matériel de fouillle, des cartes de diverses régions d'Afrique et d'ailleurs, ainsi qu'un scaphandre pour plongée en eau profonde, avec ceinture de plomb et bottes lestées.
« Seigneur, Docteur, venez voir, qu'est-ce que c'est que ça ?
- Eh bien, vous voyez Commissaire, c'est un scaphandre.
- Et ça ne vous semble pas étrange ?
- En quoi ?
- En pleine savane ? Un scaphandre ?
- Pour se protéger des moustiques, peut-être, que sais-je.
- Mais vous avez bien une idée de la raison pour laquelle le professeur Mendoza avait apporté un scaphandre dans cette cabane ? A quoi cela lui pouvait-il bien servir ?
- Mais je vous assure que j'en sais autant que vous, Commissaire ! C'est la première fois que je rentre dans cette pièce ou que je vois ce scaphandre.
- C'est trop fort ! Mais à quoi donc cela pouvait-il bien servir ?
- Surtout, nota Jack, qu'un tel engin n'est d'aucun secours sans son compresseur pour lui insuffler de l'air.
- Tiens, mais vous avez raison ! Où donc peut être caché le compresseur maintenant ? Ah j'enrage ! Quelle énigme !
- Peut-être, hasarda le Docteur Lavanture, le professeur Mendoza craignait-il que les fouilles ne fussent inondées, comme cela arrive parfois, auquel cas un tel scaphandre aurait été utile... pour... je ne sais moi, fouiller la boue ?
- Comment ce chantier pourrait-il être inondé, nous dominons la savane de vingt mètres au moins !
- C'est vrai, vous avez raison. De toute manière nous sommes à la saison sèche, et à moins d'un déluge...
- Peut-être, se demanda Jack avec l'index sur les lèvres, peut-être l'étanchéité de la combinaison devait-elle le protéger contre quelque émanation toxique, ou bien contre certains insectes qu'il craignait de rencontrer.
- Un masque à gaz assorti d'une tenue d'apiculteur seraient plus pratiques pour ce genre d'usage, il me semble.
- C'est drôle, songea Lorna, il est bizarrement rangé.
- Comment ça ?
- Eh bien, si je devais ranger un scaphandre, ce qui ne m'est jamais arrivé, je crois que je démonterai le tout, je plierai la combinaison en caoutchouc, je mettrai le casque par-dessus et les bottes et la ceinture à côté. Comme ça, ça fait un petit tas compact, vous voyez, et puis ça prend moins la poussière, ça ne risque pas de s'user ou de prendre un accroc. Alors que là, elle est toute montée, pendue à des clous au milieu du mur.
- Peut-être que Mendoza n'a pas eu le temps de la ranger proprement.
- Mais comment l'a-t-il amenée ici ? Toute montée ? Sûrement pas, je crois qu'il l'a transportée dans une malle, donc démontée, puis qu'il a fait exprès de la monter, de mettre ces clous dans le mur, et d'accrocher la combinaison.
- Vous avez raison, miss Dale, c'est tout à fait pertinent ! Et moi qui suis dans la police depuis trente ans, je ne l'avais pas vu !
- C'est sans doute parce que vous avez une femme qui vous range vos affaires, et que ce genre de détails vous échappe donc.
- Mais pourquoi faire ça ? C'est encore plus mystérieux. C'est comme une mise en scène. Comme si par-delà la mort, il voulait nous dire quelque chose... Mais quoi ? Pourquoi es-tu là, macabre relique ?
- Pour faire parler les cons.
- Plait-il, Docteur ?
- C'était l'expression favorite du professeur Mendoza. Il disait toujours ça quand on l'interrogeait de trop près sur ses affaires.
- Voici qui n'est guère poli pour un membre du corps académique !
- C'était assez surprenant en effet, car c'était par ailleurs un homme courtois. Je pense que par ces vulgarités, il souhaitait détourner notre attention du sujet qui nous préoccupait. Il faisait diversion en somme.
- Diversion... dit alors Jack. Mais oui, je comprends maintenant ! Ce scaphandre n'est là que pour capter notre attention ! Ce n'est qu'un objet incongru placé ici pour que nous nous interrogions à son sujet, tandis que quelque part par là se cache ce que nous ne devons pas trouver !
- Ah, tout s'expliquerait en effet ! Vite, qu'est-ce qui vous semble étrange ici, hormis cet épouvantail grotesque ? Regardez bien ce qui n'est pas à sa place, le moindre objet, le moindre indice...
- Pourquoi le moindre ? Triompha le Docteur. Mon Dieu, mais j'ai trouvé ! C'était énorme et c'était sous nos yeux depuis le début. Regardez cette meule !
- Oui, et bien ?
- Ça crève les yeux voyons, Commissaire ! C'est une scie pour couper des pierres, c'est utilisé pour analyser les minéraux, préparer des lamelles microscopiques, faire des coupes planes.
- Et alors ?
- Nous étions une expédition archéologique, Commissaire. Pas minéralogique. Ce genre de matériel ne pouvait nous servir à rien.
- Tudieu !
- Démontons ce mécanisme, nous y trouverons peut-être...
- C'est inutile, intervint Jack. Regardez la base de cette machine, elle n'est pas fixée et je sens comme un courant d'air qui émane des bords. Là encore, ce n'est qu'un leurre du professeur Mendoza pour nous perdre ! Ce n'est pas la meule qui est importante, mais ce qu'il y a dessous... Aidez-moi à la pousser par ici. Han ! Soulez, Commissaire, Ah, qu'elle est donc lourde !
- Vous aviez raison ! Une trappe !
- Nous voici à pied d'œuvre. Qui passe en premier ? »
Tags: l'île maudite
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