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La catin de Baentcher II - Chapitre 18

Chapitre 18. La deuxième leçon



Il est d’usage chez les malandrins, lorsqu’on réussit une belle affaire et que l’on doive se rendre chez le fourgue, afin de réaliser son bénéfice, de constituer une équipe de négociation constituée du chef, qui tient le butin entre ses mains, et du dernier entré dans la bande, qui doit rendre compte aux autres argousins des agissements du chef. C’est ainsi que Vertu et Dizuiteurtrente, levés avec les poules, se retrouvèrent à parcourir les rues de Baentcher toute la matinée durant, rendant visite successivement à messieurs Fantagol « Trois Yeux », Gubrys « Douze Doigts », Sullik « Double-Nez », Flanchel « Quatre-Mains » et Burellos « Normal », qui étaient quelques-uns des plus illustres recéleurs de la ville. A chacun elle céda une part de ses joyaux, pour parvenir à la rondelette somme de quatre mille huit cent treize askenis, qui dépassait ses prévisions. En défalquant les dix askenis promis au docteur, payables en tonnelets de gnôle, il restait assez pour faire soixante-trois parts égales de soixante-seize askenis, deux porcreaux et cinq fétoules (plus de la petite monnaie qui servirait à payer un pot à tout le monde).
Véhiculer une telle quantité d’or était hors de question, aussi s’en firent-ils payer le dixième en métal jaune, le reste sous forme d’assignats de dix askenis, une reconnaissance de dette émise par la Guilde des Lames Nocturnes, qu’il était possible de se faire payer au siège et qui avait, partout en ville, valeur de monnaie. Au siège de la Guilde, justement, ils se rendirent afin d’ouvrir un compte indivis sur lequel ils versèrent les assignats, ainsi que l’essentiel de l’or. Ils déclarèrent scrupuleusement leur larcin au secrétariat, versèrent immédiatement le tiers requis au supérieur de Vertu, puis, l’esprit libre et la bourse bien allégée, s’en furent dans les rues de la Cité Rouge afin que de musarder un peu, et éventuellement, dépenser quelque argent.
« Au fait, as-tu médité sur ma première leçon, comme je t’enjoignis de le faire hier soir ?
- Ah mais c’était une vraie leçon ?
- Bien sûr.
- Je croyais que c’était une rossée pour m’apprendre à me mêler de ce qui me regarde.
- Qui diable irait reprocher à un voleur de fouiner dans les affaires des autres ? Bon, alors, quel enseignement as-tu tiré de ma leçon ?
- Eh bien, dans ce cas, il me semble que c’est clair. En tout état de cause, et corrélativement au fait que subséquemment la susdite leçon m’a pu être profitable au titre d’une mémorable expérience que je ne manquerai pas de narrer dans mes vieux jours, lorsque je serai en bonne compagnie et que, mes cheveux grisonnant sur mes tempes, mes petits-enfants s’assembleront autour de moi pour écouter mes radotages sans queue ni tête, je pourrais dire sans risque d’être démenti par quiconque que le propos de votre leçon, mon estimée maîtresse, était le suivant : un bon combattant se doit de toujours être sur ses gardes. Quelque chose comme ça.
- Ah. Et pourquoi ?
- Pour ne jamais être surpris par l’ennemi, pardi !
- Bien. »
On n’entendait guère d’enthousiasme dans la voix de la voleuse. Dizuiteurtrente, qui avait oublié d’être bête, se rappela alors des curieuses méthodes pédagogiques de son aînée, et soupçonnant que celle-ci allait le mettre à l’épreuve, tendit ses nerfs et ses muscles pour anticiper une attaque.
« Et là, je suppose que cette démarche grotesque de drag-queen atteinte d’hémorroïdes signifie que tu es prêt au combat.
- Exactement, madame.
- Bien. Je vais en profiter pour te donner ta seconde leçon. Je vais t’attaquer – note bien que je te préviens. Et tu vas tenter de m’arrêter. »
Le jeune voleur s’arrêta dans la rue, fit face à sa maîtresse comme on le lui avait appris à l’école, et se mit en garde de son mieux. Vertu attendit une seconde, s’élança le genou en avant, le stagiaire abaissa les bras pour bloquer le coup qu’il redoutait tant. Bien sûr, ce n’était qu’une feinte. Il ne vit même pas arriver le direct du droit qui l’envoya dans les poubelles.
« Alors, qu’as-tu retenu de ta seconde leçon ?
- ‘ai mal au pif.
- Certes, mais encore ?
- F’était pas fa ? Fallait pas refter toujours prêt ?
- C’est pas possible d’être toujours prêt, gallinette ! L’esprit humain est incapable de se concentrer plus de cinq minutes sur un même sujet. Enfin, on fait partie de la même espèce, ne me dis pas que tu ne t’en es jamais aperçu. Ne crois pas les histoires qu’on raconte sur les Vieux Maîtres de la Montagne au Dragon d’Or qui ont les sens toujours en alerte, c’est de la connerie, c’est du flan. Et non seulement c’est pas possible, mais en plus, comme tu as pu le remarquer, être tendu comme une corde à piano ne t’empêchera jamais de te faire mettre une pile par un plus fort que toi.
- Ah bonf.
- Tu sais maintenant tout ce qu’il y a à savoir sur la deuxième leçon. Je te laisse encore méditer sur la première, dont tu n’as toujours pas percé le sens profond. »

Baentcher était ce matin là fraîche comme une jeune fille se rendant à son premier bal dans l’espoir d’y croiser le loup. L’ondée nocturne en avait assaini les caniveaux plus efficacement que les cochons municipaux dont c’était le travail, lessivé les façades à colombages apparents, noyé plus d’un cafard et emporté force rats dans les eaux tumultueuses du Xnö. Partout où le regard se posait, mille perles d’eau de pluie renvoyaient les fragments brisés du soleil cru de ces contrées d’altitude, tandis que l’air vif inspirait à tout un chacun une vigueur et une verve plus élevées qu’à l’habitude. Sur le marché aux draps, qu’ils traversèrent incidemment, ils admirèrent les coloris flatteurs et les complexes motifs à la dernière mode, scintillant de l’éclat du neuf, et que des douzaines de marchands réussirent presque à leur vendre. Un peu plus loin, ils croisèrent un groupe d’enfants se rendant à quelque école, deux par deux, dans leurs petits uniformes gris, la houlette d’un sévère prêtre de Hegan plongé dans son livre de prière, et ils rirent de bon cœur aux facéties des derniers de la classe qui imitaient leur maître avec un sens certain du spectacle. Divers passereaux se poursuivaient en piaillant dans les rues étroites, évoquant irrésistiblement des chasseurs interstellaires occupés dans la tranchée de quelque station de combat. C’était un de ces matins glorieux où tout, en fait, contribuait à la bonne humeur et à la bravoure, ainsi, bien qu’il se fut déjà pris une beigne cinq minutes plus tôt, Dizuiteurtrente s’enhardi à poser une question à Vertu.
« Il y a un truc qui me tracasse.
- Vas-y ?
- C’est à propos de la gamine là.
- Quelle gamine ? Ah oui, elle. J’y fais même plus gaffe. Qu’est-ce qu’elle a ?
- Vous ne trouvez pas ça étonnant, qu’elle nous suive tout le temps ?
- Bof.
- Enfin, je veux dire, c’est tout de même bizarre qu’une enfant de cet âge soit simplement capable de nous filer partout, de nous retrouver où qu’on se cache, d’esquiver les cailloux qu’on lui lance, de se nourrir par elle-même ? Rien que dans la tour, hier, elle s’est quand même tapée toute la traversée du lac à la nage dans une eau glacée, deux plombes de marche nocturne...
- Et ton idée c’est quoi ?
- A mon sens, mais ça vaut ce que ça vaut, ça ne m’étonnerait qu’à moitié qu’elle ne soit pas tout à fait ce qu’elle a l’air d’être.
- Ah. Bien. Quel esprit de déduction. Evidemment qu’elle n’est pas ce qu’elle l’air d’être. Déjà, elle ne se reflète pas dans les miroirs, elle n’a pas d’ombre... Tiens, on fait un test, décris-la moi.
- Euh... cheveux tirant sur le roux, yeux marrons, un visage assez quelconque...
- C’est bien ce que je pensais, eh bien moi, je la vois brune, avec les yeux noirs, un visage large et un drôle de petit nez.
- Vraiment ?
- Je t’assure. En fait, c’est toi en petite fille que tu me décris. Et de même, il m’a fallu du temps pour m’en apercevoir, mais ce que je vois en elle, c’est mon reflet, je devais ressembler à ça il y a quelques années. Et je suppose que pour tout le monde c’est pareil.
- Non ? Mais c’est sorcellerie !
- Faut espérer, parce que si c’est pas sorcellerie, on est vraiment dans la merde. En fait, je pense que c’est tout bonnement une de ces créatures qui vous suivent pendant toute une aventure et qui ne révèlent leur véritable nature qu’au dénouement. Les Normes Donjonniques sont bourrées de bestioles polymorphes de ce genre, c’est sûrement encore une succube ou un bestiau de ce genre. Note, on est cons, on va lui demander. Eh, Bob, ramène ton cul ! »
L’enfant s’approcha, sans qu’on put dire si c’était sa trajectoire naturelle ou si elle répondait à l’appel.
« T’es une succube, ou un bestiau de ce genre ? »
Sans ôter le pouce de sa bouche, elle secoua la tête en signe de dénégation. C’était la première fois qu’elle faisait mine de répondre à une question. Nos deux héros en furent étrangement impressionnés.

Ils se retrouvèrent chez Corbin, où ils s’étaient donnés rendez-vous. Il vivait dans une spacieuse soupente agencée sans fioriture. Une barre de fer boulonnée au plafond lui servait à faire ses tractions, divers ustensiles de pierre et de métal fabriqués maison l’alourdissaient au-delà de son poids de corps, des cales de bois taillées par ses soins avaient pour fonction d’augmenter la déclivité lorsqu’il faisait les pompes, afin de reporter le travail sur la partie sternale du grand pectoral, ainsi que sur les faisceaux antérieurs du deltoïde. Dans la cheminée éteinte était pendue une marmite, du genre de celles qui servent habituellement pour les familles, mais qui était bien utile à Corbin pour se confectionner les portions à base de riz, de pâtes, de légumes frais et de poisson qu’il emportait partout avec lui dans de petites boîtes laquées et qu’il mangeait à raison de six repas par jour. Pour un homme faisant primer les choses du corps sur celles de l’esprit, il était étrange de voir chez lui une aussi belle bibliothèque, toutefois, en s’approchant et en piochant au hasard parmi les recueils, on trouvait « Diététique sportive », « La nutrition du culturiste », « L’entraînement de force », « Traité d’anatomie musculaire », « Les exploits de Milon de Crotone », et bien sûr le « Guide des mouvements de musculation – approche anatomique » de Delavier.
Le maître de maison avait fait visiter ses installations, et commencé à expliquer le pourquoi du comment de chaque appareil, ainsi que sa philosophie en matière de culture physique, mais rapidement, ses camarades s’étaient détourné de cet exposé avec ennui, à l’exception toutefois de la princesse Quenessy, qui resta bientôt son seul auditoire.
« ...à l’aide d’un split adapté et d’une diète rigoureuse. Mais le plus important, c’est bien sûr la qualité de l’exécution. Un mouvement bien mené est toujours utile.
- Vous avez bien raison, monsieur le voleur. Toutefois, je ne souscris pas à votre manière de concevoir le split.
- Ah bon ?
- Je sais que cette méthode d’entraînement est à la mode, mais pour ma part, je suis plutôt adepte du full body, trois fois par semaine, complété par de longues séances de course et de natation. Mais bien sûr, de par mon sexe, je ne peux guère prétendre à la même hypertrophie musculaire que vous, la problématique est donc différente.
- C’est vrai.
- Cela dit, j’aimerais assez vous accompagner un jour à votre palestre, nous pourrions nous entraîner de conserve.
- Je crois que malheureusement, l’accès du lieu est réservé aux hommes. Mais de toute façon, on n’aurait pas pu être des partenaires d’entraînement efficaces l’un pour l’autre, parce qu’on n’est pas du tout de la même force.
- Ce n’est pas grave, ça, je vous aurais aidé à décharger les barres. »
Corbin se tut, interloqué, puis tous deux partirent d’un grand éclat de rire.
« Bon, on se concentre là ! Intervint Vertu après avoir posé ses affaires.
- Oui chef.
- Alors voilà, j’ai fait un petit état du trésor, on va distribuer l’or et les assignats en fonction des quotes-parts que j’ai données l’autre jour, il y a un peu plus que prévu. Ah, oui, pour vous docteur, j’ai réservé dix askenis afin de vous faire porter quelque breuvage par le cabaretier de votre choix.
- Madame, j’ai changé d’avis.
- Pardon ?
- Ayant dégrisé pour la première fois depuis des mois, je me rends enfin compte du pathétique de ma situation, et révulsé par le pauvre ivrogne que je suis devenu, je souhaite rester sobre. Je vous prierai donc de me donner directement les askenis en question.
- Sage décision. Les voici.
- Et je vous jure ce soir, mes amis, que jamais plus une goutte d’alcool ne franchira le seuil de ces lèvres, j’en fais le serment.
- Riche idée. Maintenant, parlons un peu de la suite des événements.
- Je veux bien avoir les entrailles dévorées par un jaguar féroce si jamais j’y laisse couler la moindre liqueur, le moindre vin, la moindre bière !
- On a compris...
- Ah, misère de l’alcoolique ! Voyez à quel état de déchéance elle conduit des hommes de bien qui jadis faisaient le ciment de leur communauté, la joie de leur famille, l’honneur de leur métier !
- Peut-on continuer ?
- Voyez, mes amis, cette bouteille à l’air innocent, voyez son goulot avenant, ses courbes douces, le parfum qui s’en exhalent... Ne vous y trompez pas, jeunes gens, c’est l’antre de Satan ! Fuyez, fuyez avant que le vice ne s’empare de vous comme il l’a fait de moi...
- Bien, on va le laisser se calmer tout seul. Donc, pour en revenir à nos affaires, il nous faut trois clés, et nous n’en avons qu’une.
- Oui, la clé, approuva Quenessy.
- Non, pas la clé, trancha Toudot. Je vous rappelle, si cela vous intéresse encore, que j’ai une mission, moi ! Je dois ramener la princesse au roi Isrok de Nordcuncumberland pour toucher moult picaillons. Et si quelqu’un a un problème avec ça, je suis tout à fait disposé à faire valoir mes arguments. »
Pour bien faire saisir aux moins réceptifs ce qu’il entendait par là, puisqu’il avait porté la main à son épée.
« Eh bien écoute, Toudot, si tu veux, on règle ça ici.
- Allons, allons, du calme, temporisa Dizuiteurtrente en s’interposant entre le mercenaire et sa maîtresse. J’ai réfléchi à la situation, et je pense qu’il y a peut-être une solution.
- Je t’écoute.
- Le royaume de Nordcuncumberland n’est, d’après mes renseignements, pas plus éloigné d’ici que dix jours de cheval. Toudot y ramène la princesse, prend sa récompense, puis quitte le royaume et va se cacher dans quelque auberge sur la route, ayant accompli sa mission avec honneur sans qu’on puisse rien lui reprocher. Quelques jours plus tard, la princesse s’évade à nouveau, ce qui devrait lui être aisé si elle est réellement la magicienne qu’elle prétend, et rejoint notre ami à son auberge. Puis, tous deux, ils reviennent à Baentcher. C’est l’affaire d’un mois. Les clés attendent qu’on s’en empare depuis des siècles, elles attendront bien quelques semaines de plus.
- Pas sot.
- Oui, bien parlé. Et en attendant, on pourra essayer de trouver tous les renseignements possibles sur ces foutues clés.
- Et dépenser notre or.
- Tout juste.
- Et il faudra trouver un nom pour la compagnie, fit remarquer Ange.
- C’est bien nécessaire ?
- Telle est la tradition.
- Merde. Et je suppose que c’est moi qui m’y colle.
- En effet, chef, telle est la coutume.
- Bon, alors de par mon autorité incontestable en ces matières, je décrète que nous serons connus à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à la consommation des siècles, depuis l’Hyperborée jusqu’aux confins du Phtyx, sous le nom de « la Croisade Burnée ». Et ne me demandez pas d’explications.
- Ah bon.
- J’en serai, s’il vous plait de me faire une place, signala le docteur.
- Mais volontiers, cher praticien. Mais pour quelle raison voulez-vous nous suivre ?
- Je crains de retomber dans mes mauvaises habitudes si l’oisiveté me laissait trop de loisir. Au moins, avec vous, on ne s’ennuie pas, et on n’a pas le temps de penser à autre chose qu’à sauver sa vie. Je suis érudit en bien des domaines, et je pense pouvoir vous être utile dans votre quête.
- Faisons ainsi. On sera donc sept, et probablement huit en comptant l’autre, là. Ça fait une jolie équipe.
- Que Myrna favorise nos entreprises.
- Puissent la fortune nous sourire !
- Faisons le vœu d’être unis dans la victoire comme dans l’adversité.
- Et que les dieux nous épargnent les fléaux des maladies, des bêtes, des morts-vivants et des nains aventureux. »

L’affaire étant conclue, on rit et chanta jusqu’au milieu de l’après-midi, après quoi Toudot et la princesse s’aperçurent qu’ils devraient se mettre en route, histoire d’arriver à la première étape avant la nuit. On se donna fraternellement l’accolade, et chacun rentra dans sa chacunière. Il se trouvait que Dizuiteurtrente et Vertu habitaient à peu près dans le même quartier, de sorte qu’ils firent la route à deux.
« Tes dons sont multiples, Dizuiteurtrente. Tu n’es sans doute pas le meilleur combattant du Septentrion, mais ta langue accommodante permet d’arrondir bien des angles. Quel don utile !
- Merci, ma maîtresse. Mais il est vrai que je manque un peu de pratique dans l’art du combat, et c’est pourquoi j’ai beaucoup réfléchi à votre enseignement. Vous savez, la première leçon.
- Oui, la première leçon. Et en as-tu tiré quelque chose d’utile ?
- Eh bien, je dois le confesser, il me faut encore approfondir ma méditation. »
Soudain, dans un mouvement fluide qui se coulait parfaitement dans sa démarche, le jeune truand dépassa Vertu, se baissa, et lui colla un direct dans l’abdomen aussi violent qu’il le put. Sous le choc, la voleuse perdit le contrôle de ses membres postérieurs, et s’effondra sur son séant en hoquetant. Il y eut un brouillard douloureux, puis une sensation de pression aigue et fraîche sur son cou. La dague du jeune malfaiteur était pointée contre sa jugulaire.
« Il me faut approfondir ma méditation, mais je crois que de la première leçon, ce qu’il fallait retenir, c’était « Frappe le premier et vise les couilles », pas vrai ?
- Tu as... parfaitement... saisi... »
Ce petit bâtard irait loin, se dit alors notre héroïne, qui pour le coup, ne se trompait pas.
Tags: la catin de baentcher
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