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Parcel

Bon alors je commande du matos photo sur un site italien. Au bout d'une semaine, sans nouvelle, j'envoie un mail pour savoir où ça en est. Oh ben oui, ça bloque au niveau du transporteur. Apparemment, il lui manque le code de la porte. De toute évidence, ces cons là ont envoyé le matos par une boîte de livraison quelconque au lieu d'utiliser les services de la Poste. Donc, je leur donne le code, ils transmettent à leur transporteur macaroni, qui transmet au franchouille. Le lendemain, je trouve en effet un avis de passage dans ma bîte aux lettres. C'est une compagnie "Exapaq" (au moins, j'échappe à Chronopost) qui s'offusque de ne pas me trouver à mon domicile un jeudi à 12h35. Je téléphone. La dame me dit que c'est normal, elle ne livre qu'à des professionnels, et qu'elle me laisse le choix entre :
- Me faire livrer chez ma concierge/dans un commerce de proximité/à un voisin
- Me rendre au point d'emport de la société
- Me livrer à mon bureau
Je dis à cette grosse conne que que je vais réfléchir. La solution 1 bute sur un écueil, à savoir que la concierge chez moi, comme partout à Paris depuis les années 80, c'est un digicode, que mes voisins ont peut-être autre chose à foutre de leur journée qu'à rester chez eux à attendre mes colis, et que les commerçants de ma rue n'ont pas vocation à faire bureau de poste non plus. La solution 2 est plus praticable, à ceci près que le point d'emport se trouve... à Bobigny. Enfin, vous voyez Bobigny, c'est une commune un peu allongée, avec des habitations d'un côté groupées autour du métro, et de l'autre, loin, une zone industrielle glauque coincée entre deux autoroutes, loin de tout transport en commun. Après, y'a le campement de gitans désaffecté, puis la montagne-qui-fume, les Terres Ghastes de Balad-Dûr, la forêt de Noirgibet, la Nécropole d'Insanité, Exapaq, le bord du monde, et plus loin, le chaos primordial. Et puis, il faut y aller aux heures d'ouverture de l'établissement, à savoir de 8h30 à 12h et de 14h à 18h30. Du lundi au vendredi. Donc, il faut que je pose ma demi-journée rien que pour aller me faire violer en tournante par des arabo-musulmans sidéens en situation irrégulière au fin fond de la zone. Bref, je choisis de me faire livrer au burlingue.

Et là, il faut imaginer que ce con de coursier, plutôt que de donner le paquet au courrier interne de la boîte, va trouver le moyen de contourner la sécurité, de monter jusqu'à mon étage (et je bosse haut), et d'ouvrir la porte interne de l'étage (il faut un badge) pour enfin délivrer son colis... à une brave collègue de l'open-space parce que moi, en fait, j'étais en réunion, vous voyez. Ce mec est un ninja, je vois que ça comme explication.

Bref, je m'empare du colis. Il est énorme. Environ une feuille A3 sur quinze centimètres d'épaisseur. Dedans, du carton dilacéré, des petits haricots en mousse, et ce que j'ai commandé :


Ouais, quatre petits rouleaux de pellicule, perdus au milieu du polystyrène.

Au fait, y'a pas un truc qui vous choque ?

C'est pas les quatre mêmes. Il y a 3 rouleaux de redbird et 1 de nightbird.

J'avais commandé 4 redbird.

Putain de macaronis. En matière de j'm'en-foutisme, entre eux et les fromages-qui-puent, on s'est bien trouvés.



Et demain, je vous posterai la fameuse vidéo scandale dont tout le monde parle, stay tuned !
Tags: vie pratique
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