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On y retourne ?

Un peu de zik...


Awesome Pantera cover of Metallica's "Whiplash"
Dimebag at the mic, Jason Newsted at the bass





Also : la Terre va mal. C'est une catastrophe. A en croire Hubert Reeves, la situation est dramatique. D'ici la fin du siècle, la température du globe se sera élevée de six degrés, ce qui causera la fonte des glaciers, la hausse du niveau des eaux, l'augmentation de la fréquence et de la gravité des cyclones, la sécheresse généralisée, en particulier en Afrique qui deviendra un vaste désert, et nous mêmes, pauvres Français, aurons encore bien du mal à cultiver quelques palmiers dans les dernières oasis des îles vosgiennes. C'est quand même alarmant non ? Mais qu'attendent les gouvernements pour prendre des mesures certes courageuses, mais nécessaires pour mener la transition énergétique vers les voitures à pédale et les éoliennes solaires ?

Mais il y a quand même une bonne nouvelle dans tout ça.

La bonne nouvelle, c'est que moi, je pense que non. Je pense que d'ici 2100, le climat de la terre aura légèrement fluctué, dans un sens ou dans un autre, comme il a l'habitude de le faire depuis toujours, je pense qu'on cultivera toujours la vigne à Bordeaux, et pas les cocotiers, je crois qu'on fera encore, hélas, du ski dans les Alpes, et qu'on aura encore un glacier du Mont Blanc à faire visiter aux touristes ébahis. Bref, je pense que c'est du flan.

Durant mes études, voici quelques années, à Toulouse, j'avais eu la chance de suivre une conférence d'Hubert Reeves dans l'auditorium de l'UPS (l'université, pas le transporteur). J'avais été tout à fait impressionné par la clarté de sa pensée, l'éloquence de son discours, et les preuves expérimentales qu'il apportait à l'appui de ses thèses. Pour tout dire, il m'avait convaincu. Et cette force de conviction tenait pour beaucoup au fait que le sujet de la conférence était de prouver la véracité de la théorie du big bang, sujet sur lequel le professeur Hubert Reeves a quelques lumières particulières à nous apporter, de par le fait qu'il est astrophysicien. C'est à dire que son métier à ce monsieur, c'est d'étudier les étoiles, les galaxies, les amas de poussière interstellaire, tous ces trucs.

Enfin, quand je dis "son métier", je devrais dire "le métier pour lequel il a été formé", vu que depuis pas mal de temps, le métier d'Hubert Reeves consiste à parcourir des milliers de kilomètres en 747 pour expliquer à des smicards qu'ils trouent l'ozone du climat parce qu'ils ont l'outrecuidance d'aller au boulot en mobylette.

Tout ça pour dire que donc, si le discours que tient Hubert Reeves sur le réchauffement climatique est impressionnant, il n'est ni plus ni moins légitime que celui de mon boulanger, qui en sait autant que lui sur le sujet.

Alors pourquoi on l'écoute, lui, et pas mon boulanger, ma prof de gym, ou moi-même ?

Ben, parce que Hubert Reeves est vieux, il a les cheveux blancs et il parle avec un drôle d'accent. Dans l'inconscient collectif, ces caractéristiques sont associées à la sagesse, et on se fait un devoir d'écouter les torrents d'intelligence qu’émettra immanquablement ce visionnaire québéquois.

On peut consulter sur son site officiel le plan du bouquin qu'il a écrit à ce sujet. C'est très intéressant. Il nous explique que le changement climatique, c'est bientôt, que l'on en voit déjà les effets indéniables, et que là, incessamment sous peu, ils vont se dégorgebiller, les climatosceptiques vendus au lobby pétrolier.

Et puis on s'aperçoit que le bouquin date de 2003, et que depuis dix ans, c'est le facteur, un tracteur, et rien. Tellement rien que même le GIEC a été forcé de l'admettre, c'est dire... Bon, alors Hubert, quand une théorie s'avère ne pas correspondre avec les faits observés, qu'est-ce qu'il se passe, en bonne méthodologie scientifique ? On change les faits ?

A voir aussi la fin de ce documentaire à charge contre la religion réchauffiste - un ovni passé sur Planète - et surtout la réaction de l'invité venu vendre son livre (réchauffiste) Emmanuel Leroy-Ladurie, qui est professeur de climatologie comparée à l'Université de Heidelberg...


Ah pardon, il est historien. Donc il peut se vanter d'être un expert du même niveau que Reeves. Amusante est sa réaction au documentaire, qui "se fout du monde" car "il ne parle pas du recul des glaciers". C'est vrai que c'est dramatique, les glaciers des Alpes qui reculent "depuis 1860". "Les photos sont impressionnantes" renchérit la journalope. "Ils sont téléguidés", dit alors Leroy. "Téléguidés par qui ?" demande concon, égrillard. "Ah, je ne me permettrai pas", dit alors Labeyrie, d'un air entendu. C'est tout de même curieux, ce recul des glaciers depuis 1860, vous ne trouvez pas ? A l'époque, la révolution industrielle ne s'était étendue qu'à quelques villes d'Europe occidentale et des USA, et par conséquent, les niveaux de CO2 dans l'atmosphère étaient encore à leurs niveaux naturels, où ils sont restés peu ou prou jusqu'aux années 1950. Et pourtant, les glaciers fondaient déjà (par anticipation de notre mauvaise conduite sans doute).

C'est que la dynamique des glaciers est une chose complexe. Ce n'est pas aussi simple que "plus il fait chaud, plus ils fondent". En particulier, les glaciers sont tributaires des précipitations, car ils ne sont alimentés que par la neige qui tombe sur les reliefs qui leur donnent naissance. A température égale, s'il fait plus sec, les fronts des glaciers reculent, et s'il neige beaucoup (sur de longues périodes de temps), ils avancent. Cet effet est plus marqué que celui produit par une infinitésimale augmentation des températures moyennes, que du reste, on n'a pas observé. Or, les précipitations sont supposées augmenter avec la température, puisque les océans s'évaporeront plus volontiers. C'est du reste pour cette raison que, contrairement à ce qu'annonce cet imbécile galonné pour consoler les pays du tiers-monde de se voir confisquer leurs bagnoles, le réchauffement* serait une bénédiction pour les Africains, qui pourraient mettre en culture de vastes surfaces aujourd'hui désertifiées. Ils n'en seraient pas "les premières victimes" mais les premiers bénéficiaires.



* qui n'existe pas, c'est le GIEC qui l'a dit
Tags: bfg-9000
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