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Le miracle du pur amour chrétien

Or donc hier, je vaquais à mes occupations samedicales en glandant dans les rues, appareil photo au poing, prenant quelques clichés moyennement satisfaisants, puis je me décide à rentrer en prenant le reureu à Châtelet. Or, voici qu'arrivant à hauteur de la fontaine des innocents, j'ouïs un tintamarre. Il y a souvent, sur cette place, des manifestations, je m'approche pour m'enquérir du sujet de celle-ci. Et en effet, une cinquantaine d'agités armés de portes-voix et d'une puissante sono compensaient leur faible effectif et l'absence d'intérêt que leur portait la foule en faisant étalage de décibels. Le prétexte à cette orgie sonore était de dénoncer l'expérimentation animale. En fait, il s'agissait de cette variété de dangereux monomaniaques qui, désireux de faire interdire la consommation de viande, a décidé d'employer la méthode des petits pas en commençant par la vivisection des singes dans les laboratoires, puis une fois que ce sera fait, ils feront interdire la corrida, puis les vêtements en fourrure, puis les vêtements en cuir, et pour finir, on sera tous invités à devenir végétariens dans la joie ou à se procurer nos bavettes dans les parkings de banlieue auprès de sauvageons issus de la diversité visible.

Nul ne se lèvera-t-il donc pour dénoncer ces infâmes ? Nul, parmi cette plèbe abrutie de téléréalité, ne brandira-t-il son poing vengeur à la face de ces tartuffes ? Qui donc bravera l'ineptie et la bêtise pour affirmer le droit des hommes libres à consommer les vaches ? Me reviennent alors en mémoire les mots du chancelier Willy Brandt, prix Nobel de la paix 1971, qui disait : " Ne l'oubliez jamais : celui qui laisse se prolonger une injustice ouvre la voie à la suivante " Car non, me dis-je, je n'étais pas seul ! J'étais le premier... Je décidais donc d'agir fermement en affirmant mes droits, et pour ce faire, je me dirigeais vers un restaurant McDonalds situé à proximité, et profitais de l'absence de queue pour y commander une boîte de six chicken mac nuggets. A emporter. Et je l'emportais juste dehors, et dégustais avec délice mes petits beignets frits devant le nez de ces imbéciles végans, sans me presser.

Hélas, mon geste passa totalement inaperçu, tant de ces misérables que de la populace amorphe. Me voici seul avec ma rage, seul face à mon courroux. Vaincu, désespéré, je m'en vais, tête basse, m'enterrer dans quelque caverne. Immanuel, trouverai-je dans cette cité pécheresse dix hommes de bien pour la sauver ? Ô, père, pourquoi m'as-tu abandonné ?

Soudain alors que je m'étais éloigné de vingt pas, je vois sur le pavé jusque là sec s'écraser un gros rond plus foncé. Un autre le rejoint, puis un autre encore. Plic-ploc, une légère ondée trouble cette après-midi, il est vrai placée sous le signe d'une météorologie capricieuse. En l'espace de quelques secondes, c'est un véritable déluge qui s'abat sur le centre de Paris ! Des trombes d'eau descendues du ciel balaient le quartier, tandis que le pauvre pêcheur que je suis trouve refuge sous un échafaudage providentiel. Mais quid des éconogistes ? Je risque un œil au dehors : après un instant de flottement où, espérant une amélioration, ils font mine de narguer l'ire divine, voici que le poing de fer du Seigneur les frappe de toute sa puissance ! Un désastre aux proportions bibliques s'abat sur ces Philistins tel qu'on n'en avait pas vu depuis que Loth eut été contraint de fuir Sodome. Balayés tels des fétus de paille, dispersés, fuyant sous les arcades proches pour y trouver quelque abri illusoire, bien justement trempés jusqu'aux os, les voici obligés d'abandonner leur matériel à la furie des éléments déchaînés, sous les quolibets de votre serviteur ravi.

Car le Seigneur est mon berger, qui m'a conduit au travers de la vallée de l'ombre de la mort jusqu'à cet échafaudage où, tel Noé dans son arche, j'eus la grâce de me voir rejoint par quelques innocentes créatures de Dieu, elles aussi venues s'abriter.

Quelle âme aurait la sécheresse de rester athée après avoir été témoin de tant de prodiges ?

Iconographie


FUYEZ, MECREANTS ! DIES IRAE !


Puissent les plaies d'Egypte s'abattre sur vos têtes !


Quarante jours, et quarante nuits...


Chemine tête basse, abominable blasphémateur, il
n'est plus temps d'implorer la clémence du Seigneur !



Et toi, sodomite, te souvenais-tu des écritures
quand tu te vautrais dans le stupre et la luxure ?
Sois damné pour l'éternité, âme perdue !



Fuis, païen, fuis, Dieu te voit !


Les oiseaux.
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