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Bis repetita

En gros ce que je voulais dire, c'est que c'est pas tant le fait d'apporter une aide aux moins favorisés qui me tracasse. Après tout, on est supposés vivre dans une république "sociale". Ce qui me chiffonne c'est l'ampleur de cette aide. C'est une question de degré plus que de principe. Qu'on donne un petit quelque chose aux familles dans le besoin pour aider à acheter quelques stylos à l'approche de septembre, OK. Qu'on leur paye tous leurs frais de scolarité, passe encore. Mais quatre cent euros par lardon, ça me semble quelque peu exagéré. C'est du clientélisme, de l'assistanat pur et simple. On n'en a plus les moyens.

Dans notre pays, comme dans tous les pays depuis le commencement des temps, il y a des riches, il y a des pauvres, il y a des entre-deux. On n'y peut rien, c'est comme ça. Ces classes sociales luttent les unes contre les autres, c'est bien naturel, mais pour que le pays fonctionne, il faut qu'elles soient d'accord pour coopérer un minimum à la prospérité commune. Or, l'assistanat généralisé et croissant, dont la prime de rentrée scolaire n'est que la plus ubuesque manifestation, est une machine à ruiner ce pacte social.

Il suffit donc de faire trois enfants pour se voir donner plus d'un mois de smic par an, comme ça, gratuit, c'est la maison qui paye. A quoi s'ajoutent évidemment les allocs, le quotient familial, le RSA, la l'ALS et tout le millefeuille des aides de la mairie, du conseil général, du conseil régional... Le prolo se demandera alors à juste titre, à quoi bon se crever le cul à travailler ; il gagnerait autant à rester chez lui. Le cadre se demandera lui aussi à quoi il sert de travailler, si ce qu'il gagne de plus par rapport à l'ouvrier part en impôts, surtaxe sociale, et qu'en outre il voit lui passer sous le nez ses propres allocs, qu'il paye son électricité plein pot, c'est à dire de plus en plus cher, qu'il n'a pas de tarif social pour mettre ses enfants en colo, qu'il passe après les chômeurs pour mettre son nourrisson à la crèche etc... Et le patron se demandera lui aussi à quoi ça sert de travailler, en tout cas, de travailler en France, si c'est pour se voir ponctionner de 34% ses bénéfices avant d'avoir eu seulement payé la TVA, l'URSSAF, l'écotaxe et tout le merdier. Au final, qui veut bien travailler au bien commun dans ces conditions ? Personne n'y trouve son compte.

Et est-ce que ça profite seulement aux pauvres, cette redistribution des richesses ? A court terme, oui. A long terme, le fait de s'investir dans une activité professionnelle est certainement de meilleur rapport que de rester assis sous son porche à attendre le chèque de la sécu, car cela permet de s'élever dans l'échelle sociale, de s'insérer dans la vie de la cité, d'échanger quotidiennement avec des gens d'un autre milieu, et par là, de s'enrichir culturellement. Ce n'est pas en restant le cul vissé sur son divan à regarder les nichons de Nabilla (fut-ce sur un Philips 40PFL3008H LED 102cm à 399€) qu'on envoie ses gosses à Polytechnique. Autre exemple de cet effet trompeur des aides directes : l'ALS. On donne de l'argent à des pauvres pour qu'ils puissent payer leur loyer. Bonne idée ! Comme on oublie parallèlement de construire des logements, et qu'il y a toujours pénurie, lesdits loyers augmentent jusqu'à la limite de solvabilité des ménages et mathématiquement, c'est à dire qu'ils augmentent du montant de l'ALS, par le biais de la loi de l'offre et de la demande. Au final, l'argent des impôts sert à enrichir ceux qui sont déjà propriétaires.

Le cynique calcul électoral, appuyé par l'exploitation de la sensiblerie mal placée de mémères sottes et de chéguévaristes attardés, a conduit la France au triste état qui est le sien. Pour financer les dépenses courantes, on en est à se débarrasser de notre armée - mais il est vrai que les nations ruinées sont rarement convoitées par leurs voisins - à couper dans les programmes de transport en commun (et pourtant les verts sont au pouvoir) et à vendre aux Qatari de hasard les derniers reliefs immobiliers de l'état.

Et il n'y a aucune chance que ça change tant cette mentalité est profondément ancrée chez les classes populaires, qui considèrent cette manne comme un dû, comme chez les classes dirigeantes, pour qui le PIB est une vache à lait qu'on peut traire à l'envi.




Et comme je ne suis pas à une contradiction près...
Tags: couilles en or
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