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La catin II - livre II - Chapitre 6

Chapitre 6. L’accélérotron pyrodynamique cryofluide du génial Fabrizzio d’Areva



Ça changeait tout. Ils pensaient avoir tout le temps du monde, mais maintenant que Condeezza, et quelques alliés non-identifiés, étaient sur la piste de l’épée magique, ils étaient engagés dans une course, et chaque seconde comptait. Par l’entremise de Fabrizzio, Vertu put contacter le général-marquis Pontoscolio, qui dirigeait les opérations militaires de Daglioli (bien à l’abri à Schizietta, vous noterez) afin qu’il les choisisse pour assurer la périlleuse mission. Avec un aplomb invraisemblable, elle jura amour éternel à la cité de Schizietta, loua les mérites civilisateurs de la guerre qu’elle menait contre les pervers Daglioliens et leurs mœurs dépravées, et se fit forte de trouver, parmi les mercenaires à l’entraînement dans la région, les trois gaillards qui manquaient encore à l’expédition. Comme la solde demandée par cette Baentchérienne n’était pas ruineuse, qu’en outre les volontaires ne se bousculaient pas pour remplir l’office, et qu’enfin notre héroïne présenta ses arguments d’agréable façon (mais ceci n’entre pas dans le cadre de notre récit), le général accéda bien volontiers à la requête.

Il est courant, et l’on peut même dire que c’est une loi assez générale, que dans les armées, les jeunes recrues soient livrées à toutes sortes d’avanies de la part des anciens et de leurs supérieurs, sous le prétexte douteux de les endurcir au mal. Il arrivait que les coups, les blessures, pleuvent sur les malheureux réduits à subir en silence ces indignités, et les mots de Winston Churchill, qui professait que dans la marine Anglaise, les trois seules vraies traditions étaient le rhum, le fouet et la sodomie, disent de façon éloquente jusqu’à quelles extrémités de tels bizutages peuvent aller (surtout quand on connaît la médiocre qualité du rhum servi dans la Royal Navy).
Néanmoins, même dans les forces armées les plus sauvages et les plus débauchées, on n’aurait jamais toléré d’humilier des hommes en les faisant se tortiller en justaucorps moulants sur la place d’arme, sous les quolibets de leurs camarades mieux lotis, au cours d’une séance de body-balance. Ah, combien amères étaient leurs larmes, à nos trois pauvres héros ainsi livrés à l’arbitraire d’un sous-officier qui avait visiblement perdu la raison au dernier degré. Ainsi furent-ils ô combien soulagés lorsqu’ils reconnurent Vertu et Ange, encadrés de deux estafettes, qui s’adressait au capitaine Acuto et lui tendirent un pli. L’officier consulta brièvement l’ordre, puis fit signe au chef Maurice de venir. Il lui confia deux mots, plus l’abominable cerbère revint vers ses hommes, et s’écria :
« CORBIN, TOUDOT et DIZUITEURTRENTE, SORTEZ DES RANGS !
- Chef oui chef !
- VOUS avez été désignés volontaires pour une MISSION, alors retournez immédiatement à vos QUARTIERS, faites votre PAQUETAGE et mettez-vous à disposition de CETTE DAME ! Et n’oubliez pas qu’à la guerre, l’essentiel n’est pas la VICTOIRE, ni l’HONNEUR, ni le BUTIN, mais la REALISATION PERSONNELLE dans le cadre d’une SAINE ACTIVITE COLLECTIVE EPANOUISSANTE ! ROMPEZ ! »

Nos trois protagonistes ne virent décidément pas grand-chose de la merveilleuse Schizietta, car c’est sans le moins du monde repasser par la ville que la diligence militaire les conduisit au galop à travers la campagne en direction du mystérieux Lyceum, lieu où Fabrizzio et ses disciples bricolaient leurs machines. En route, leur patronne raconta aux trois soldats les divers événements des derniers jours, et les développements condizzoléens qui les avaient fait accélérer la manœuvre. Les trois compagnons opinèrent sans mot dire, le regard dans le vide, amorphe. Lorsqu’elle les interrogea, Vertu n’obtint d’eux aucune réponse autre que des grognements. Sans doute est-il dans la vie militaire des choses qu’on ne peut dire aux civils. Elle les laissa à leurs douloureux souvenirs.
« Tiens, ça a brûlé, là ! Nota tout de même « le Roi » Percemouche lorsqu’ils dépassèrent un bois que l’incendie avait ravagé voici peu.
- Tiens, c’est vrai, je n’avais jamais remarqué, dit Vertu, dont la curiosité était piquée soudain.
- C’est bizarre, les champs aussi ont brûlé sur une zone assez étendue. Oh mais vous avez vu ce drôle de trou ! On dirait que tout est parti de cette excavation circulaire, et a tout enflammé à des stades à la ronde, et ensuite seulement, ça a ravagé le bois.
- Oui, c’est étrange. Tiens, tu as vu ces drôle de débris métalliques tout autour ?
- Bah, nous ne saurons sans doute jamais la fin de l’histoire. »
En effet, une haie cacha bientôt ce spectacle à leurs yeux.
Au bout d’une heure, ils arrivèrent enfin au Lyceum. Qui n’avait rien d’un établissement d’enseignement secondaire. Ou alors un américain, parce qu’il était entouré de hautes palissades, de miradors, d’un profond fossé dans lequel il était recommandé de ne pas courir si l’on tenait à ses pieds, et d’un talus sur lequel patrouillaient en permanence des maîtres-chiens et leurs adorables toutous, de la race appelée « bouffe-couilles de Schizietta ». L’endroit était adossé à une abrupte et haute colline de basalte dont, s’ils avaient eu des notions de géologie, nos compères auraient pu attribuer l’origine à une cheminée volcanique fossilisée. Des bâtiments de bois élevés à la hâte, sans grâce aucune, formaient une sorte de village pataugeant dans la boue. Des douzaines d’artisans, dont beaucoup étaient des nains et des elfes, circulaient en tous sens, visiblement trop occupés à quelque tâche importante pour être troublés par les problèmes raciaux. Des golems puissants autant que stupides servaient de manœuvres, charriant des quantités de matériels biscornus d’un atelier à l’autre. Partout, on entendait tinter le marteau sur la forge, les cheminées crachaient de lourdes fumées de couleurs et de parfums variés, tandis que d’inquiétantes machines hoquetaient en agitant bras de cuivre et cadrans chamarrés sous l’œil inquiet d’ingénieurs bien trop jeunes pour avoir appris à se foutre de leur boulot.
« Et voilà, on est rendus.
- Pourquoi ils nous regardent comme ça ?
- Hein ? Ah oui, je sais pas, c’est toujours pareil. »
Car en effet, dès qu’ils furent descendus de leur véhicule, tout travail cessa, et chacun se tourna vers eux pour les dévisager. Non point avec animosité d’ailleurs, mais avec une sorte d’envie mêlée de fierté. Mais les choses revinrent à la normale lorsque Fabrizzio d’Areva fit son apparition, flanqué de la Princesse, Ange et le Docteur, qui se plaignit en ces termes :
« Sommes-nous réellement obligés de porter ces... tenues ?
- C’est indispensable, tout a été prévu. Voyez comme vous avez toute l’amplitude nécessaire pour vous mouvoir aisément.
- Mais pourquoi cette couleur orange criarde ?
- C’est pour retrouver plus facilement les bouts de cadavres dans les décom... c’est... réglementaire. Voilà, c’est la couleur réglementaire. Ah vous savez, ces militaires, le règlement-ceci... Mais venez, venez contempler l’engin de vos exploits !
- Quoi, s’étonna Vertu, c’est enfin prêt ?
- Mais oui, nous venons de mettre la dernière main à notre machine volante ! Vous allez voir, vous allez être soufflée !
- Y’a intérêt, depuis le temps que vous me faites languir, je commençais à me demander si vous n’étiez pas une sorte de zouave.
- Un zouave ? Moi ? Vous me traitez de zouave ! Ah, vous allez voir si je suis un zouave. »
Ils contournèrent la colline en empruntant une route d’une largeur et d’une planéité peu commune, faite de petits cailloux damés, et découvrirent que telle une dent gigantesque, elle avait en guise de carie une caverne à l’entrée gigantesque, une cave naturelle fermée par un rideau qui était sans doute le plus grand jamais tissé sur cette Terre. Ils passèrent par une petite ouverture à la mesure d’un homme, et se présentèrent à un poste de garde.
« Tout de même, s’offusqua la Princesse, que cet habit est donc disgracieux. Passe encore la couleur et la coupe, mais expliquez-moi donc pour quelle raison nous devons, à l’instar des nourrissons ou des très vieilles gens, porter des couches ? C’est humiliant !
- Mais c’est fort utile ! Excusez-moi de rentrer dans ces détails triviaux, mais nous sommes tous de chair et de sang, comment ferez-vous si jamais l’appel de la nature se fait pressant tandis que vous serez attachée solidement à votre siège dans votre cabine boulonnée, tout là haut ?
- Où ça, là haut ?
- Eh bien, là.
- Oh putain ! »

Les plus majestueux obélisques des temples les plus cyclopéens des dieux les plus mégalomanes cédaient en taille devant ce gigantesque cylindre de métal, peint de blanc et de noir, dont la surface se striait de tuyaux de tous diamètres tels les muscles congestionnés d’un culturiste à l’approche du concours de Monsieur Univers. Pour parler froidement à la manière d’un ingénieur, il mesurait 33,74 brasses de haut pour un diamètre de 2,85 brasses, hors ailettes et moteurs d’accélération. Vertu résuma l’opinion générale en ces termes :
« C'est... seigneur, qu'est-ce que c'est que ça ?
- Ceci est mon accélérotron pyrodynamique cryofluide. Alors, c’est qui le zouave ?
- Mais c'est énorme ! Et ça ne ressemble pas du tout à un oiseau.
- Pourquoi diable voudriez-vous que ça ressemble à un oiseau ?
- Mais c'est vous qui m'aviez dit que vous vous inspiriez des oiseaux...
- Ah oui, non mais en fait, j'ai étudié le vol des oiseaux, c’est vrai, la manière dont ils virevoltent dans l’air, dont ils tiennent leurs plumes, et toutes ces choses. Toutefois mes calculs et mes expériences m'ont fait venir à la conclusion que cette voie était hélas sans intérêt pour l’homme, qui est bien trop lourd pour tenir en l’air simplement en s’appuyant dessus, à l’instar de ces bêtes. Futilités que ces recherches naïves. J’en avais abandonné mes prétentions à faire voler l’homme, et c'est alors que je suis tombé sur un très ancien ouvrage de Wernher Von Korolev intitulé "De tvrbopvmpi pro cryogenico propergoli", qui m'a ouvert de nouveaux horizons.
- Et vous dites qu’on est sensés monter là-dedans ?
- Tout en haut, là haut, vous voyez, dans l'habitacle conique situé sous le petit pylône.
- Euh... oui mais si ça s'écroule, on va tomber de drôlement haut !
- Soyez sans crainte, si ça s'écroule, l'altitude sera le cadet de vos soucis, car l’explosion vous aura tués bien av... euh, soyez sans crainte.
- Et ça marche comment ?
- C'est très simple dans le principe. Tout d'abord, vous devez vous pénétrer de l'idée que contrairement à ce qu'enseignait Anaxagorouphion de Thalados, l'eau n'est point un corps simple. Il est possible, en effet, de la scinder en deux airs, l'un ténu et l'autre grave. Toutefois, ces deux airs ont une forte affinité l'un pour l'autre, ce qui fait qu'il est difficile de les séparer. Inversement, lorsqu'on les met en contact, la moindre étincelle les enflamme et produit une vigoureuse détonation, tandis que se reforme donc l'élément aqueux.
- Eh ?
- Une complexe machinerie d'alambics et de pistons nous permet de pratiquer ici la scission de grandes quantités d'eau, et de fabriquer ainsi d'importants volumes de ces deux airs, qu'ensuite nous refroidissons par, je dois hélas le confesser, un procédé magique, jusqu'à ce qu'ils se liquéfient. Juste avant le lancement, on en charge les cuves superposées qui constituent l'essentiel du corps de l'engin.
- Gu ?
- Lors du vol, de puissantes pompes alimentées par ces mêmes carburants les extraient des cuves et les injectent à une pression de deux-cent cinquante atmosphère dans les moteurs, qui sont ces cinq engins en forme de cloche, juste là dessous. Ils se mélangent dans une chambre de réaction, détonnent pour les raisons que je vous expliquais tout à l'heure, et éjectent vers le bas d'immenses quantités de gaz brûlants à très grande vitesse.
- Ba ?
- Bien sûr, pour résister à de telles pressions et températures, il faut que les moteurs soient faits de matériaux particulièrement résistants, en l'occurrence un alliage mithril/ébène/rubidium, recouvert d'un revêtement de mithrocéramique réfractaire, et refroidis par la circulation de l’air ténu liquéfié. Par une simple application du principe d'action et de réaction, il se produit alors une puissante poussée vers le haut, de quatre-vingt tonnes par moteur.
- Qsdf...
- La navigation est contrôlée par un congrueur différentiel qui commande l'orientation du vecteur de poussée des moteurs par des vérins. Pour être tout à fait complet, l'appareil compte deux étages, le second, plus léger, étant mû par un seul moteur. Voilà, en gros, c'est tout ce que je peux vous expliquer sans entrer dans les détails techniques.
- C’est... c’est... fit le docteur, béat.
- Je comprendrais tout à fait, approuva Vertu, que vu votre grand âge, vous émettiez quelque réserve à vous joindre à l’entreprise, qui n’est pas sans présenter quelques risques.
- C’est fantastique ! D’Areva, vous êtes un génie !
- C’est ce qu’on dit.
- Votre invention est merveilleuse, fabuleuse, sans égale dans toute l’histoire humaine ! Des millénaires durant, nous avons ambitionné vainement de nous élever dans les cieux, d’abolir l’antique malédiction divine qui visse nos pieds à la fange immonde, et voici que vous êtes sur le point de réussir ! Non, vraiment, s’il est une chance que j’en sois, alors j’en serai, et nul ne m’en empêchera.
- Belle attitude, mon ami ! Approuva Fabrizzio.
- Ne craignez-vous pas de subir cruellement les aléas du voyage, s’inquiéta Vertu ? Bien que vigoureux pour votre âge, vous n’êtes plus tout à fait un jeune homme.
- Croyez-vous qu’on vive éternellement ? Puisqu’il me faudra bien mourir un jour, autant le faire pour l’avancement de la science, noble cause s’il en est !
- Bravo, voici un brave !
- D’accord, c’est vous que ça regarde. Mais dites donc, Fabrizzio, votre bidulotron aérostatique là, si j'ai bien compris, vous comptez y mettre le feu par en-dessous.
- Mon accélérotron pyrodynamique cryofluide. Oui, c'est ça.
- Et ça va le faire décoller.
- En théo... oui oui, ça va décoller.
- C'est un peu comme une sorte de fusée, quoi.
- Voilà, exactement ! C'est tout à fait ça, vous avez saisi le principe.
- Mais... comment on va piloter ça ?
- Vous n'aurez rien à faire, le congrueur s'occupera de tout.
- C'est quoi le congrueur ?
- Vous n'avez pas besoin de le savoir.
- Et ça ne peut pas tomber en panne, un congrueur ?
- Ah ah ah, c’est vrai que ça tombe tout le temps en rade ces salop... euh... non, ne vous inquiétez pas.
- Mais qui s'inquiète ? Je suppose que vous avez déjà fait des essais.
- Mais bien sûr.
- Des essais concluants ?
- Tout à fait.
- Et des essais concluants qui ont fonctionné, il y en a eu combien ?
- Euh... un.
- Ah, ça me rassure. »
La princesse Quenessy considéra l’engin de mort qu’elle avait devant elle. Puis lorsque les autres se furent quelque peu éloignés, glissa à l’oreille de Fabrizzio, trop bas pour que les autres entendent :
« Je suppose que c’est un, en comptant le vol qu’on va faire.
- Ah, on ne vous la fait pas à vous, hein ?
- Mais il y a tout de même une chose qui m’étonne. Comment se fait-il, je vous le demande, qu’on vous ai demandé de fabriquer un truc pareil ? A quoi est-ce donc utile à Schizietta ?
- Ah, vous allez rire, c’est une cocasse méprise !
- Ah bon ?
- On m’avait en effet demandé de concevoir une fusée capable d’envoyer une charge de soixante livres à deux-cent empans de distance, afin par exemple de déposer un engin explosif par-dessus des murailles. Un travail sans aucune difficulté, bien sûr, pour moi. Toutefois, le messager qui m’a porté l’ordre a fait une chute malencontreuse dans une flaque, et lorsque la missive m’est parvenue, l’encre détrempée était difficilement lisible, aussi ai-je entamé la conception d’un engin capable d’envoyer soixante tonneaux à deux-cent lieues. Lorsque le quiproquo fut expliqué, nous étions trop avancé dans nos études et avions dépensé trop d’or pour arrêter.
- Et vous prétendez que cet engin est vraiment capable d’envoyer soixante tonneaux à deux-cent lieues ?
- Euh... à vrai dire, pas tout à fait.
- Vous me rassurez.
- Je confesse que moi et mes ingénieurs avons légèrement surdimensionné les moteurs et les réservoirs afin de remplir le cahier des charges, même si le système propulsif s’avérait moins efficace que prévu. Mais au final, quelques astuces techniques – comme la réinjection des gaz de la turbopompe dans la chambre de combustion - nous ont permis d’améliorer nos moteurs au-delà de nos espérances initiales, de telle sorte qu’aujourd’hui, nous serions capables d’expédier les soixante barriques en question à n’importe quelle distance.
- Comment cela, à n’importe quelle distance ? Il faut pourtant bien que la charge retombe un jour ou l’autre !
- Pas du tout.
- Expliquez-moi ce prodige, je vous prie.
- C’est une notion un peu complexe. La Terre, voyez-vous, est de forme sphérique.
- Oui, ça va, je sais, on n’est plus au moyen-âge.
- Soit. Donc, si vous êtes projetée à une vitesse suffisante parallèlement à sa surface, et à une altitude assez élevée pour que l’air soit trop ténu pour freiner votre mouvement, votre chute sera compensée par la courbure terrestre, de telle sorte que votre altitude sera constante. Et vous allez comme ça tourner indéfiniment.
- Grotesque.
- Pourtant, mes calculs sont formels.
- Et je suppose que sur la foi de vos calculs, vous n’hésiteriez pas à faire l’expérience vous-même.
- Hein ? Ça va pas non, vous êtes malade, je ne suis pas complètement... enfin, je veux dire, je serais ravi d’inscrire ainsi mon nom dans l’histoire et de participer de si éminente façon à la quête séculaire de notre espèce, toutefois, c’est bien à regret que je devrai céder cet honneur à d’autres. En effet, ma présence est absolument requise en salle de contrôle.
- Oui oui. Ça tombe bien.
- Tout à fait. Bon, j’ai encore des trucs à préparer pour ce soir, je dois vous laisser.
- Oui, c’est ça, à tout à l’... Eh, y’a quoi, ce soir ?
- Ben... Votre décollage, non ?
- HEIN ?
- C’est ce soir, vous avez l’air étonnée. Votre amie ne vous l’a pas dit ?
- Bien sûr que non ! Mais on n’est pas préparés ni rien !
- Comme je l’expliquais tout à l’heure, il n’y a rien à préparer. L’appareil est totalement automatique, le congrueur se chargera de tout.
- Ah.
- Normalement.
- Normalement.
- Soyez sans crainte, le système de navigation a quasiment été testé comme il faut, vous n’aurez qu’à vous asseoir, à attendre patiemment la mise à feu, et dix minutes plus tard, vous atterrissez délicatement à Daglioli. N’est-ce pas merveilleux, la technique ? »
Tags: la catin de baentcher
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