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Sauvegarde de la macrofaune pélagique : fait-on fausse route ?

Il est certain que par de nombreux côtés, les grands mammifères marins tels que les baleines, cachalots, rorquals et orques, semblent être des créatures tout à fait remarquables et dignes d'une protection particulière. Leur reproduction mammalienne, leur vie sociale, leur communication complexe les rendent semblables aux hommes et par là même, il est facile de s'identifier à ces créatures à sang chaud qui sillonnent les mers. Mais notre perception de ces bêtes n'est-elle pas, justement, biaisée par cette proximité ? D'autres créatures tout aussi fascinantes peuplent les océans, sans susciter tant de sollicitude de la part des autorités internationales.

Depuis l'interdiction de la chasse à la baleine, dans les années 70, suite à la pression de groupes écolo-activistes, la mégafaune pélagique n'a fait que croître en nombre. Contrairement à une croyance encore répandue, les baleines ne sont pas en voie de disparition, bien au contraire, elles pullulent littéralement dans toutes les mers, plusieurs études* montrant d'ailleurs que chez certaines espèces, leur population a dépassé les seuils observés avant la pêche industrielle.


Poster issu des "Simpsons"

Une telle prolifération de superprédateurs ne va pas sans provoquer, on s'en doute, de graves déséquilibres dans les écosystèmes marins. De par leur masse, et le fait qu'il s'agit d'animaux à sang chaud, les baleines consomment énormément d'énergie, engloutissant quotidiennement de gigantestques quantités de nourriture. Ces ponctions dans la biomasse océanique font peser une menace bien plus lourde que quelques sacs en plastique. En l'absence de prédateur, ces gigantesque animaux siphonnent jusqu'à 80% des réserves alimentaires primaires disponibles dans leurs zones de prédation, réduisant à la famine le reste de la chaîne alimentaire. Ceci ne va pas sans poser des problèmes à l'économie, puisque dans cette chaîne alimentaire, se trouvent les thons, cabillauds et autres espèces pêchées par l'homme. Il n'y a pas à chercher plus loin la raison profonde de l'effondrement des stocks de la plupart des espèces, y compris dans les zones où la pêche est réglementée. Et il n'y a pas que les poissons qui sont impactés par ces changements : les autres mammifères marins aussi. La population des phoques du Groenland a chuté de 40% en dix ans, alors que leur chasse n'est plus que résiduelle, et les populations de dauphins semblent suivre rapidement la même pente.

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Un de ces deux mammifères a fini par bouffer
l'autre. Saurez-vous deviner lequel ?

Outre les mipacts directs sur la distribution de la biomasse océanique, il faut aussi souligner l'impact climatique que peuvent avoir ces créatures. Bien que les recherches sur le sujet en soient encore à leurs débuts, il faut bien reconnaître que les cétacés sont les premiers consommateurs de phytoplancton, lequel est le principal tampon à CO2 de la planète. Le carbone ainsi absorbé est directement rejeté dans leur respiration, sans possibilité de se redissoudre dans les eaux, puisqu'il s'agit, rappelons-le, de mammifères. La pullulation des baleines est de toute évidence un grave danger pour le climat de notre planète, danger qu'il convient d'étudier avec la plus grande attention, avant de devoir prendre sans doute des mesures radicales, et peut-être cruelles en apparence, mais salutaires pour les écosystèmes de toute la planète.

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Baleines et réchauffement climatique ?
Une question à creuser.

Il me semble temps de s'interroger sur la poursuite d'une politique d'interdiction totale de la chasse à la baleine, qui ne repose sur aucun fondement scientifique. Dans un premier temps, il me semble pertinent de prendre exemple sur le Japon qui, malgré les pressions instantes de lobbies bien-pensants, a toujours poursuivi la pêche scientifique, et dont les travaux seraient utilement complétés par ceux de flottilles d'étude européennes. Pour plus d'information sur les dangers présentés par la prolifération des baleines, vous êtes le bienvenu au Bureau d'Etude et de Protection de la Microfaune Océanique, 17 rue René Van Moulfryt, Bruxelles


Laissons faire les chercheurs


Le Docteur Jean-René Krill est chargé d'étude au BEPMO,
Président d'Honneur de la Ligue contre la Violence Fanonnière
et cofondateur de l'association "Sauvez les Crevettes".


* The American Journal of Utter Bullshit 2011-4 pp. 336-345 "How much money could you expect from me for your campaign", J-R. Krill et All.
Tags: textes divers
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