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Figures mystérieuses et fascinantes

Dimanche je suis allé à la BnF-Site-Mitterrand pour ouvrir le mois de la photo avec l'exposition Alix Cléo Roubaud.

Alix Cléo Roubaud (1952-1983) a produit, le temps de sa vie brève et fulgurante, une œuvre dense mêlant littérature, philosophie et photographie. Proche du réalisateur Jean Eustache qui lui consacra un court-métrage, complice et épouse du poète Jacques Roubaud, elle est de ces figures mystérieuses et fascinantes dont on connaît le nom sans avoir pu voir l’œuvre dans son intégralité. Les récentes donations de Jacques Roubaud à des collections nationales ont permis de découvrir l’ampleur, la puissance et la diversité jusqu’alors ignorées de sa production photographique. La BnF organise la première exposition monographique de son travail, réunissant plus de 200 photographies ainsi que des textes et documents inédits. Cette exposition rétrospective entend faire découvrir tous les aspects de sa création : des autoportraits, séquences et paysages aux photographies de pure recherche expérimentale. Elle dévoile une œuvre autobiographique singulière qui s’attache tant à l’essence de l’image et à sa théorie qu’à la matérialité du tirage. En se mettant en scène, en photographiant ses amants et son quotidien, en réinterprétant ses photographies de famille, Alix Cléo Roubaud écrit une partition sur le noir et la lumière, l’obscurité et l’éblouissement. L’aboutissement de sa démarche est certainement sa grande série Si quelque chose noir, exposée pour la première fois dans son intégralité.

Hein ? Quoi ?

Euh... Non, d'abord, c'est pas la description de l'expo sur le site de la BNF !

Ah si ?

Bon, OK, y'a eu un problème technique, en fait, je suis pas allé à l'expo.

Non mais j'ai une excuse. Je suis allé à la BnF-site-Mitrand donc, dimanche, vers 13 heures, et là je vois une queue immense de gens. Je m'approche, c'était tous des djeunzes avec des cahiers sous le bras. En fait, c'est un spectacle commun à Paris le dimanche de voir des queues de ce genre se former devant les rares bilibothèques ouvertes. Apparemment, pour des réviser. Pour des raisons qui me restent assez obscures, ils préfèrent passer leur temps à faire la queue le temps qu'un bout de table se libère plutôt que de rester chez eux à bosser. Passons, c'est sans doute une de ces pittoresques coutume estudiantine. Et donc y'avait bien 50m de queue pour descendre. Bah, les sots, qu'ils se caillent donc les meules, moi, je vais voir mon expo. Où est donc l'entrée ?

Est-ce par ici ?

Est-ce par là ?

Où te caches-tu ?

Je finis par demander au vigile chargé de contenir la vague des boutonneux. Il me confirme alors ce que je soupçonnais : la bibliothèque et l'expo font queue commune. Ouais. Il faut que je me tape deux heures de queue pour voir une expo où Y'A MÊME PAS LA QUEUE !

Ce n'est pas la première fois que la BNF me fait défaut. Quand elle n'est pas en panne, elle est en grève, quand elle n'est pas en grève, elle est fermée à cause de la Saint-Frupier (patron des syndicalistes du Livre), quand elle n'est pas en grève, elle est inondée. Et quand elle n'est pas inondée, donc, le personnel arrive à trouver un moyen d'inventer une queue, comme ça, pour faire chier le monde. Décidément, la BnF est vraiment le plus mauvais équipement culturel de la capitale (mais courage, la Philharmonie ouvre bientôt !)

Donc, de dépit, j'ai dit "fuck that shit" et je suis allé à Madeleine voir l'expo Kama Soutra à la Bitacothèque (c'est très bien).
Tags: art
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