aspexplorer (aspexplorer) wrote,
aspexplorer
aspexplorer

Mon soutien à la scène rock alternative

Comme la plupart des gens, je connaissais peu l'obscure formation de hard rock Australien du nom d'AC/DC, mais c'était l'occasion pour moi de découvrir une petite salle de banlieue, le Stade de France, aussi fis-je au péril de ma vie le voyage jusqu'au redouté 9-3. J'arrivais bien en avance, pour constater que :
1 - ma place était parmi les plus pourries du stade
2 - elle était neutralisée car l'équipe d'AC/DC avait monté une tente qui me bouchait la vue de la scène
Fort heureusement, les stadistes me replacèrent à un endroit bien mieux situé.

Le premier groupe était No One Is Innocent, rockers Français de quelque renom, qui firent ce qu'ils purent pour chauffer l'ambiance. Néanmoins, vu qu'ils n'avaient pas de vidéo, il fallait se contenter de les voir de loin s'agiter sur scène, et dieu sait que le chanteur s'agitait, mais il était fort loin.

Le second groupe était Vintage Trouble, formation, comme son nom l'indique, qui remettait à l'honneur le rock des années 50/60. Veste rouge, telecaster et amplis tweed étaient à l'honneur.

Le stade était bien bourré quand se pointe le troisième groupe, AC/DC. C'était bien. Bon, c'est vrai que le groupe a connu des avatars ces derniers temps, Malcolm Young est out, remplacé par Stevie (tout aussi Young), Angus ne l'est plus vraiment, on sent que le poids des ans se fait sentir sur ses épaules, il a même gardé sa chemise car il faisait frisquet. Chris Slade remplace, comme chacun sait, Phil Rudd, en délicatesse avec la justice. Et bien sûr, Cliff Williams et Brian Johnson connaissent leur boulot.

Justement, leur boulot, on sent que ça l'est. C'est pas qu'ils ne soient pas enthousiastes, et c'est sans doute inhérent au genre et au fait qu'ils sont sur la route depuis un paquet de décennies, mais le show sent quand même beaucoup l'huile de lampe chère à Démosthène.

Bref, sympa. J'eusse rétrospectivement mieux fait d'aller en fosse. Ma place jouissait d'une excellente vue sur la sécurité, qui expulsait les hystériques embiérés à flux tendu, ce qui distrayait un peu du spectacle. Une fois le show terminé, il me fallut une bonne demi-heure pour rejoindre le RER, les abords étant envahis par une horde d'ahuris à cornes clignotantes. Ça m'a désinfecté de poireauter pour acheter du merch ou une merguez, je suis rentré direct me coucher.



Tags: je suis pas plus con que kirk hammett
Subscribe
  • Post a new comment

    Error

    default userpic

    Your IP address will be recorded 

    When you submit the form an invisible reCAPTCHA check will be performed.
    You must follow the Privacy Policy and Google Terms of use.
  • 2 comments