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L'assassin a-t-il tué ? Et si oui, qui ?


Dans ce >> remarquable reportage << (quoi qu'un peu long) sur le krill, nous allons partir pour une passionnante enquête scientifique à la découverte d'un animal méconnu, et pourtant d'une importance cruciale : le krill ! Il s'agit d'une crevette transparente de quelques centimètres de long, qui vit dans les mers froides en bancs de milliards d'individus. Un krill peut vivre une dizaine d'année. Il se nourrit de plancton et de petites saloperies en suspension dans l'eau. Il sert aussi de nourriture aux poissons, aux manchots, aux phoques, et bien sûr, aux baleines qui en gobent des mètres cubes à chaque bouchée.

Or, le krill disparaît. Il y en a de moins en moins. La population diminue, par endroit de plus de 90%, nous alarme un scientifique. Mais pourquoi qu'est-ce ?

Est-ce que par exemple, c'est qu'il y a trop de baleines ? Oh ben non alors.

Est-ce que c'est parce que le plancton manque ? Que nenni.

Est-ce la surpêche humaine ? Pas davantage (et oui, ça se pêche ce truc).

Est-ce la trilatérale des Atlantes de Mû par le truchement de la banque Rotschild de Bilderberg avec un nez crochu ? On n'en approche pas.

Petit à petit, on découvre le véritable responsable, le terrible secret du krill-qui-disparaît. Eh oui, mes bons amis, c'est à cause du... Allez, vous ne l'auriez jamais deviné tout seuls.

Du RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE, mais oui ! Qui perturbe le cycle des glaces et tout et tout.

Bon, déjà, le fait que le krill disparaisse est mis en doute par le reportage même, au cours duquel on voit, lors de très jolies images sous-marines, des millions de larves de krill bouffer la glace par en-dessous. De l'aveu même des savants, ils ne pensaient pas qu'il y en avait autant. Et puis, si quand bien même la population de ce curstacé était en baisse, peut-être est-ce aussi dû au fait que dans les années 70, où on a commencé à faire des comptages, les baleines étaient quasi-éteintes, laissant pulluler le bestiau. Du coup, on observe une baisse par rapport à une situation exceptionnelle.

Mwé non, c'est le réchauffement du climat-qui-change et qui tue les ours polaires de l'Antarctique (on n'en trouve quasiment plus d'ailleurs).

Ce qui est marrant, c'est de voir le matos de l'équipe. Un hélicoptère avec un sonar à mesurer l'épaisseur de la glace, une bibliothèque universitare, un dôme en alu pour faire des troutrous dans la glace, un ROV... le tout embarqué à bord du Polarstern, un brise-glace de 20 000 chevaux. Il y en a pour des dizaines de millions d'euros et des dizaines de milliers de litres de carburant (rien qu'un hélico, figurez-vous, ça suce). Je me demande si nos professeurs Nimbus auraient si facilement trouvé à financer leurs recherches s'ils avaient incriminé les éruptions solaires, le relâchement des mœurs chez le plancton ou la faute à pad'bol.

Mais je suis mauvais esprit sans doute.
Tags: science
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