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28 October 2015 @ 07:23 am
Slayer - Anthrax - Kvelertak au Zénith  
Or donc, lundi soir, profitant des derniers beaux jours qu'offre cette année, je m'en repris, pensif, le chemin qui mène au monde merveilleux des arpèges, des doubles croches, des symphonies et des trilles. Qu'est donc une vie sans musique ? Bon, c'est qui ce soir ? Un quartette Moldave ? Une soprano Coréenne ? Le Konzertgebouw Amsterdam ? Oh, que j'ai hâte de dé...


Oh non, encore...

Bon, ben les slayeux sont revenus. A l'origine, je voulais faire l'impasse, parce que je les avais >> déjà vus l'année passée <<, que j'ai un agenda chargé cette année et que hein, bon, eh, ça va. Oui, mais entrecuisse, j'avais acheté leur dernier album "Repentless", qui est ma foi assez enlevé, et d'autre part, je n'avais jamais vu Anthrax en concert. Bref...


Kevlaratak

En ouverture jouait Kerbalspaceprograk, un groupe de musette provençal black metal norvégien qui ne ménage pas ses efforts pour chauffer l'assistance, déjà un peu touffue en début de soirée. Et de fait, quelques bousculades bon enfant se font déjà jour dans le pit, ce qui augure bien de la suite. Le niveau sonore relativement modeste du groupe permet d'apprécier les efforts de composition, mais hélas, pas la voix du chanteur, un peu écrasé par ses collègues. Une bonne entrée en matière pour cette formation sympathique.


entre-axe

J'avais toujours été assez sceptique sur Anthrax, dont l'inventivité mélodique m'avait toujours semblé bien en-deçà de celle des trois autres "big four". "Oui mais faut les voir live". Bon, alors ayons-en le cœur net. Eh bien, après les avoir vu en live, mon avis est qu'Anthrax, faut les voir en live. Non mais sérieux, Anthrax, ça se déguste en concert, si possible dans la fosse. C'est un groupe à bordel. C'est un groupe qui fait perdre un litre de flotte par heure. Après quelques traversées de pit furieux, votre serviteur peut en témoigner, on finit avec le dos en sueur et la poitrine pleine de bière. Et quand, Paris aidant, ils entonnent leur reprise d'"Antisocial", c'est un délire digne des riches heures de Pantera. D'ailleurs, le set finit par un hommage à deux grands anciens disparus, Dimebag et Dio. Voilà, c'est ça le métal, on est entre nous, on fout le bordel gentiment, on passe une bonne soirée. J'ai enfin compris Anthrax.


C'est quoi ce groupe à la con déjà ?

C'est avec le sentiment d'avoir rentabilisé mes cinquante balles que j'aborde le clou de la soirée, Slayer. Ça démarre sur leur petit instrumental "Delusions of Saviour", qui ouvre leur dernier album, et puis il y a un grand "boum" suivi d'un effet de souffle très perceptible. Je me dis "tiens, y'a un truc qui a pété en coulisse ?" Non, c'est le volume sonore de Slayer. Ils ont moins d'amplis que la dernière fois sur scène, mais visiblement, ils ont décidé de les brancher sur 11. C'est énorme. Intimidant. Assourdissant. Je reste dans mon coin de floor, à bonne distance de la scène, et pourtant c'est limite de m'incommoder. Pourtant, j'ai toujours eu pour précepte de considérer que le bon niveau sonore pour le metal, c'est quand ça te décolle le prépuce du gland, mais là, c'était limite de la techno. Pour vous donner une idée : imaginez un vieux semi-remorque grimpant une pente. Bon, vous collez votre oreille contre le capot du moteur. Eh bien ça, c'est à peu près ce que vous entendez si vous êtes DANS LES CHIOTTES DU ZENITH pendant un concert de Slayer. Néanmoins, je passe quelques douces chansons dans cet équipage. Vous auriez dû voir votre serviteur beugler et headbanger sur "Disciple", c'était poignant. Les titres de Repentless, en tout cas, passe très honorablement l'épreuve de la scène. C'est remarquable qu'après trente ans de carrière, et malgré la perte de Jeff Hanneman, ces vieux trous du cul de la Slayette arrivent encore à sortir une galette comme ça, sans débander, labourant avec rectitude le même sillon.

Bon, au bout d'un moment, je cours me mettre un peu à l'abri dans les tribunes. Le groupe déroule peinard le reste de son set, de façon tout à fait classique, avant d'entamer la triade classique, South of Heaven, Raining Blood, Angel of Death. Quelques noobs restent pour un improbable rappel, les habitués savent qu'il est temps de plier les gaules direction le métro.

Et à bientôt pour le prochain concert de Slayer !




So fucking thrash unrelated !
 
 
 
Manoupromanou on October 28th, 2015 06:40 am (UTC)
Balid!

Edited at 2015-10-28 06:42 am (UTC)
(Anonymous) on October 28th, 2015 07:54 am (UTC)
Bon, j'ai même pas regardé le kènerôle.
La Japonaise, par contre, a retenu toute mon attention.
Wladoushkoï: Mister Wladwl4d on October 28th, 2015 09:00 am (UTC)
Au risque de passer pour un pisse-froid, il n'y a que Kvelertak qui m'interpelle dans cette affiche.

Et 50 balles, quoi... Quand je pense que le mois dernier j'ai vu Black Bomb A et Get the Shot pour 10€ !
(Anonymous) on October 28th, 2015 09:08 am (UTC)
Ah mais je t'arrête : je te rappelle que les questions d'argent ne sont d'aucune importance pour ASP !
(Anonymous) on October 28th, 2015 11:49 am (UTC)
L'autre! Il fait genre "j'connais le metal"...
Wladoushkoï: guntherwl4d on October 28th, 2015 01:01 pm (UTC)
Très probablement plus que toi, espèce d'anonyme.
(Anonymous) on October 28th, 2015 02:15 pm (UTC)
Compte-rendu enthousiaste, cela fait grand plaisir à lire.

Le Créateur Fou, |m|.