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03 November 2015 @ 11:18 am
Ahab + High Fighter + Mammoth Storm au Glaz'art  
Et à nouveau, une soirée acouphènes !


L'affaire était mal engagée : prenant la ligne 5 au lieu de la 7, je ne m'aperçois de ma méprise qu'une fois arrivé sur place. Je dois traverser tout le parc de La Villette, la nuit, avec des docs toutes neuves. Ça craint. Je souffre. C'est loin. J'ai froid. Mais l'amour du métal me soutient dans mon épreuve. Une fois arrivé sur place, j'ai faim, j'ai soif, le stand de merch est bien joli. Hélas, je n'ai pas de liquide... Gargl...

Heureusement, il y avait de la bonne musique dans un Glaz' pas trop rempli.


J'étais dans la fosse

High Fighter : un groupe de heavy Allemand dont la blonde walkyrie alterne chant clair et growlé, pas toujours très audible hélas dans cette salle légendairement frappée par la malédiction de la momie muette. De temps en temps néanmoins, ça passe. Un son correct, de l'énergie, du plaisir de se retrouver sur scène.


Le compétent guitariste de MS

Mammoth Storm : On ralentit la cadence avec cette formation de stoner Suédoise qui à l'occasion, ne manque pas de relents black-sabbathiens. Il est bon de fermer les yeux et de se laisser porter par la musique, de laisser les vibrations vous traverser et d'atteindre ainsi un niveau de conscience élevé, d'autant plus que c'est pas ce soir que vous allez vous bourrer la gueule (j'ai pas de sous, je rappelle).


Pål Waaktaar

C'est avec l'impression d'avoir assisté à deux belles prestations que l'assistance du Glaz' accueille le groupe titre : Aha. Et là, déception : ils n'ont pas chanté leurs tubes des années 80, moi qui me réjouissait d'entendre "Take on me" en live... Morten Harket a bien vieilli aussi, il est quasi méconnaissable.

Hein ? Ah, oui, non, pardon, c'est Ahab avec un b, groupe de funeral doom metal nautique (genre assez spécifique) teuton. Bon, alors niveau sonore, on va dire, c'est Slayer. Le batteur est partisan de la théorie selon laquelle la batterie n'est pas un instrument à percussion, mais à perforation. C'est impressionnant. Doucement, les rythmes lents d'Ahab vous enveloppent d'un linceul de sargasses pour vous entraîner toujours plus loin dans les abysses de la rêverie métalleuse. Point de slam, nul wall of death, aucune trace de circle pit, l'audience, attentive aux subtiles variations d'accords, hoche la tête au rythme des flots en se laissant couler. C'est très bien.


Glou glou glou

Bref, malgré les circonstances, une soirée mémorable. L'assistance était correcte, sans plus, et bizarrement, plus éclectique qu'à l'accoutumée, moins métallo-métalleuse neckbeard que pour un concert de thrash par exemple. J'ai même vu deux (2) noirs dans le lot. Qui n'étaient pas vigiles, je veux dire. Niveau matériel, j'ai noté que le classique était à l'honneur, basses Fender, guitares Gibson (essentiellement des SG), avec, chez Ahab, une Duesenberg bien jolie. Les amplis étaient de chez Marshall, Orange et Ladoga, les décors de Roger Harth et des costumes de Donald Cardwell.