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La catin II - livre II - Chapitre 13

Chapitre 13. Le temple profané



Le Temple du Globe, consacré à la déesse Hima, était situé dans la partie haute de la ville, sur une colline, bien en vue. Il s’agissait d’un édifice de taille bien plus modeste que le Temple Noir de Baentcher, mais il ne manquait pas de charme. De plan parfaitement circulaire, il dressait devant la ville une première enceinte aveugle haute comme trois hommes, constituée d’une alternance de colonnes torsadées et de soixante et une niches dans chacune desquelles se dressait une statue polychromique, plus haute que nature, d’un grand nom des arts plastiques, musicaux ou littéraires. La plupart de ces augustes artistes avaient toutefois sombré dans l’oubli depuis longtemps, le temple avait quatre siècles. Au-dessus de cette enceinte, on trouvait un jardin suspendu dont, depuis les rues, on ne devinait que les sommets de quelques arbustes mal entretenus, des lierres pendants, des mousses et des lichens qui rongeaient la pierre. On pouvait jadis y flâner, s’y faire admirer et discuter avec les passants en contrebas. A l’intérieur se trouvait la seconde enceinte, aussi haute que la première, mais ajourée de larges et clairs vitraux, menait à la fameuse Terrasse des Fontaines, au frais dallage parcouru de filets d’eau jaillissant de bouches de faunes, de gargouilles et de chimères avant de se perdre dans des parcours subtils et espiègles, composant des énigmes propres à réjouir l’esprit des érudits. Ils étaient à sec, de nos jours. La troisième enceinte était toute de fer forgé et de verre, supportant la dernière terrasse et l’oisellerie, dont les cages aujourd’hui vides avaient compté une collection des plus somptueux et des plus rares volatiles qui faisait l’admiration des cités rivales et l’orgueil de tout Daglioli. Une verrière en semi-circulaire, courant sur toute la périphérie de l’édifice, achevait d’en abreuver l’intérieur de lumière. En redescendant vers l’intérieur, on traversait encore la terrasse des murmures, où des bouches magiques susurrait inlassablement à qui tendait l’oreille les plus exquis poèmes jamais composés. Encore plus bas, tout l’intérieur était occupé par des gradins de marbre en cercle autour d’une scène de dix pas de circonférence, un théâtre à l’excellente acoustique, où s’étaient jouées les liturgies du culte de Hima, mais aussi toutes sortes de pièces profanes.
Depuis la révolution spirituelle de Savanerole, le Temple était clos, et son accès strictement prohibé, sous peine de pilori. De toute façon, les Daglioliens avaient perdu le goût de l’amusement. Il était donc en principe abandonné.
« Comment ça se fait qu’il y ait autant de gardes ? Demanda Vertu, depuis la bouche d’égout qui lui servait de poste d’observation. N’était-il pas sensé être abandonné ?
- Je l’ignore, lui répondit Condeezza, moi aussi ça m’a étonnée. Ça date d’avant votre arrivée à Daglioli, et d’après ce que j’ai pu apprendre, ça date même d’un peu avant le début du siège.
- Il y a au moins un garde tous les dix mètre, et ils font la ronde sur chacune des terrasses. Et ça a l’air d’être autre chose que les gardiens de la prison !
- Sans doute qu’ils gardent quelque chose, suggéra Dizuiteurtrente. Peut-être qu’ils savent pour la clé !
- Ça ne tient pas, s’ils savaient que la clé est là et ce à quoi elle sert, ils l’auraient prise et emportée dans un lieu plus facile à garder que ce temple, qui ne représentait pas un obstacle même pour un voleur cul de jatte.
- Dois-je comprendre que vous vous faites forte de pratiquer ce larcin ?
- Bien sûr. Il suffira d’un peu de ruse et d’esbroufe. Les gens d’ici n’ont pas l’air bien finauds, on les bernera sans difficulté. Mais au fait, tu ne m’as pas raconté comment vous avez fait pour rentrer dans la ville. Car ma formation militaire est sans doute lacunaire, mais il me semble que soutenir un siège consiste précisément à empêcher des gens en armes de pénétrer dans une citadelle, ce que pourtant vous avez réussi à faire.
- Je vous assure que ça n’a présenté aucune difficulté.
- Sans blague, on peut en savoir plus ? Ça m’intéresse de le savoir car ça nous donnerait peut-être une piste pour entrer dans le temple.
- Bah, je peux bien vous le dire, ce n’est pas comme si vous me croyiez pure et innocente. Figurez-vous que dans les sièges, les frontières entre assiégés et assiégeants sont moins étanches que ne le supposent les états-majors des deux camps, en particulier lorsque ladite porosité fait bien les affaires des simples soldats qui ont la charge de monter la garde, et dont la solde est rarement en rapport avec l’importance de leur tâche.
- Tu veux dire que tu as payé les gardes ?
- Pas du tout, voyons, les soldats de Daglioli ont leur honneur pour eux, ce sont des braves. Je dis simplement que les distractions sont rares à Daglioli, et que beaucoup de militaires de ce parti, sans toutefois en rien trahir leur camp, ont pris l’habitude certains soir de quitter leurs casernements grimés en civils, de franchir l’enceinte par une poterne connue d’eux seuls, et d’aller oublier les horreurs de la guerre en compagnie des soldats d’en face dans le faubourg de Casanabo, là où les suiveurs de l’armée de Schizietta ont planté leurs tentes.
- Les suiveurs ?
- Eh bien oui, les glaneurs, les marchands d’uniformes usagés, les détrousseurs de cadavres, les ressemeleurs de godillots, les voleurs de paquetages, les rebouteux, les tricheurs aux dés et aux cartes... Tous ces parasites qui suivent les armées, en somme. Dois-je donc faire votre éducation sur ce chapitre ?
- Contrairement à ma réputation, je ne me suis jamais abaissée à faire la fille à soldat.
- Eh bien vous devriez éviter de les juger si rudement, c’est un utile métier qu’elles font, et ce n’est peut-être pas la pire façon de se vendre, comme j’ai pu m’en rendre compte.
- Je n’ose comprendre, seriez-vous revenue à votre vocation originelle ?
- J’ai fait ce qu’il fallait pour approcher certains de ces soldats Daglioliens. Donc, une fois que j’eus attiré l’attention, puis la bienveillance d’un sergent, il me révéla l’emplacement du passage secret, que nous empruntâmes tous trois. Voici toute l’affaire.
- Quoi, c’est tout ?
- Eh bien oui, qu’attendiez-vous ?
- Si tu savais ce qu’on a dû faire pour entrer dans cette foutue... Oui Toudot ?
- Je crois que la princesse est malade.
- Mais non, mais non, ça va.
- Tu es sûre ? Tu es toute pâle ?
- Non, c’est le BEUAHEUAH !
- Belle queue de renard. Qu’est-ce qui ne va pas ?
- J’ai un peu mal au cœur depuis qu’on est arrivés dans cette ville, c’est sans doute à cause du vol ou de l’atterrissage. Inutile de vous alarmer pour rien.
- Ben j’espère, parce... Ah mais tiens, je viens d’avoir une idée ! C’est une chance que nous ayons conservé par devers nous nos tenues de cosmatelots, ça va nous être d’une grande utilité. Il nous faudra aussi un sac, et puis des rubans colorés, beaucoup de rubans colorés.
- Hein ?
- Allez, au trot ! »

La journée s’écoula, studieuse. Par bonheur, Daglioli ne manquait pas de catacombes, dans lesquelles nos compagnons rencontrèrent nombre de malheureux n’ayant aucun autre abri, de telle sorte qu’ils passèrent totalement inaperçus. L’un de ces souterrains passait par le quartier des drapiers, c’est ainsi qu’il fut relativement aisé de visiter l’entrepôt de l’un d’entre eux dans le but de dérober quelques mètres d’un ruban de soie rayé noir et jaune, parfait pour l’usage que Vertu voulait en faire, quel qu’il fut.
Ils eurent le temps de prendre un peu de repos avant la tombée du soir, et partagèrent un bien chiche repas. Enfin, ils reprirent la direction du Temple du Globe et l’observèrent à loisir.
« Tiens, il y a des diligences devant l’entrée, prévint Dizuiteurtrente, qui était de guet.
- Voici qui est singulier, s’alarma Condeezza. J’ai l’impression qu’il se trame de drôles de choses dans ce bâtiment. Peut-être serait-il sage d’en apprendre plus sur ces activités suspectes avant de...
- Pouah ! S’écria Vertu. Jamais de la vie, c’est ce soir ou jamais.
- Vous voici bien téméraire, je vous croyais plus sensée.
- Si tu pouvais cesser de me vouvoyer, ça m’arrangerait énormément. C’est d’un agaçant, ce genre que tu te donnes...
- On n’a pas gardé les cochons ensemble, mademoiselle Vertu.
- Les cochons, certes non, mais j’ai gardé le souvenir très net d’une certaines soirée où nous nous retrouvâmes ligotées dos à dos à subir les assauts répétés d’une douzaine de moines...
- Ces pénibles mais heureusement lointaines peccadilles n’ont strictement rien à voir avec le propos de notre larcin !
- Tu as raison, cependant je suis parfaitement logique en voulant presser le pas, car je te rappelle que nous sommes recherchés dans toute la cité, le temps joue contre nous. Ce va et vient fait bien nos affaires, nous pourrons déposer le sac plus facilement. Allez, je m’y colle, donnez-le moi, on fait comme j’ai dit ! Et n’oubliez pas, l’audace est la clé de tout. »

Vertu sortit donc, revêtue de sa tenue de vol orange fluo, et depuis la bouche d’égout, ses compagnons ne pure qu’admirer sa remarquable maîtrise de l’art de se fondre dans le décor malgré un costume dont la furtivité évoquait celle d’une camionnette de pompiers tractant une caravane pleine de gitans improvisant un récital de flamenco. Elle se coula dans la rue, évita un poivrot, s’avança en zig-zag parmi les tas d’ordures, puis tendit l’oreille à l’approche d’une cavalcade. Un carrosse arrivait dans son dos au triple galop, un grand carrosse noir aux parois lustrées impeccablement. Notre héroïne n’était pas du genre à laisser filer une telle aubaine sans réagir : elle se mit à l’affût le long d’une gouttière, attendit le bon moment, puis sauta hardiment sur un rayon de la roue arrière, qui la propulsa verticalement et l’aida à faire une gracieuse cabriole avant d’atterrir accroupie sur le toit. Elle eut alors la désagréable surprise de se trouver nez à nez avec un laquais à l’air parfaitement idiot qui la dévisageait, interdit. Elle le poussa d’un grand coup de pied dans la figure, et le malheureux factotum roula par terre, avant d’être promptement agrippé par Corbin, qui l’entraîna dans les égouts, où il fut proprement égorgé. Débarrassée de cet indésirable, Vertu redescendit sans un bruit le long de l’arrière du carrosse, telle une grosse araignée orange, jusqu’à disparaître sous les essieux du véhicule. Nul à bord n’avait rien remarqué de cette mortelle sarabande.
Comme prévu, le carrosse s’arrêta juste devant l’entrée du Temple, un large portique encadrant une porte de bronze monumentale, un chef d’œuvre de la sculpture Balnaise renommé dans tout le monde civilisé. Un petit homme encapuchonné de noir en sortit, un petit homme voûté et toussant qui aussitôt qu’il fut descendu reçut l’aide de deux gardes tu Temple, qui l’escortèrent à l’intérieur. Elle ne put en voir plus, en raison de l’ombre qui s’étendait et de sa position défavorable. Quelle était donc cette étrangeté ?
L’heure n’était pas aux supputations. Vertu fit ce qu’il y avait à faire. Le carrosse repartit se garer quelques rues plus loin, la voleuse toujours accrochée dessous. Les diligences en firent autant.
Seul resta, devant les grandes portes, le grand sac, informe et noir, ainsi que son mystérieux contenu.

Vertu revint dans la ruelle où ses amis, sortis de leur tanière, l’attendaient.
« Vous savez ce que vous avez à faire ! Ange, Dizuiteurtrente, tout repose sur vous.
- Oui patronne.
- Allez, courage, on va le faire. »
Néanmoins, le plan de Vertu n’avait pas l’air de soulever un enthousiasme délirant et c’est à contrecoeur qu’ils se mirent en marche, droit vers le Temple, sans nullement se cacher. Les deux voleurs ouvraient la marche d’un pas qui se voulait assuré. Après que les véhicules se furent éloignés, un groupe de gardes étaient sortis pour observer le sac de plus près. Ange les héla, employant le pauvre langage en usage désormais à Daglioli :
« Holà, toucher pas, c’est peut-être danjereus !
- De quoi ?
- Chef, chef ! S’agita alors Dizuiteurtrente, c’est une situation d’urgence de type 4, il faut évacué les civil.
- Tu a raison, le bleu, écarter vous, allez allez, circuler, dégager le périmètre.
- Que se passe... fit le garde devant qui le jeune roublard déroulait le ruban jaune et noir.
- Rester pas là, sa peu exploser. Aller, évacuer l’entrer !
- Mais-euh... que faite-vous ? Qui vous êtes ?
- A votre avis ? Vous croyez qu’on est les espions évader de la prison ? Bougre de bouricaux, on est les quipes de déminaje ! On va fer sauté le coli suspet, et si vous vouler garder vos roubiniolles dans votre calbutte, vous avez intérêt à respecter les consignes. »
Respecter les consignes ! Voici une perspective qui réjouissait l’âme simple du lieutenant Involtini, qui commandait le détachement de garde cette nuit là. Parce que dans beaucoup trop de situations, on vous demande d’utiliser votre libre-arbitre, et on sait jamais ce qui est bien ou pas, alors on se goure, les chefs sont pas contents et on se fait engueuler. Quand il y a une consigne, c’est toujours plus facile, il suffit de la suivre et tout va bien, même si après ça tourne mal, il suffit de dire « mais chef, c’était la consigne », et du coup, on ne se fait pas engueuler. Ou alors juste un peu, mais c’est rare qu’on se fasse consigner.
Ces philosophiques considérations se déroulèrent à vitesse réduite dans la cervelle du lieutenant, qui finit par donner à ses hommes l’ordre d’évacuer les lieux. Il donna bravement l’exemple en se repliant lui-même sur les hauteurs du premier étage, derrière une sculpture faisant merlon. Les démineurs en combinaison orange balisèrent de ruban jaune et noir un vaste périmètre autour de la porte, et commencèrent à déminer le sac. Ah, qu’ils étaient courageux, ces braves démineurs. C’était bien un poste que le lieutenant n’aurait pas voulu exercer. Parce que quand on se trompe au déminage, on ne se fait pas engueuler, et on ne se fait pas consigner. On se retrouve à travailler pour un cirque, dans une roulotte où il y a marqué : « cinq piastres pour frémir à la vue d’Explosator, l’abominable homme-tronc aveugle ».
Les démineurs firent leur travail sur le gros sac, et apparemment, ils le firent bien, puisque aucun démineur ne se retrouva à recrépir le linteau de la porte de ses morceaux collants. Puis, celui qui s’était présenté comme le chef s’écria, de loin :
« Je compte sur vous que personne s’approche, la bombe est encore active ! On va déminé l’intérieur !
- OK, bonne chance ! »
Et c’est ainsi que, hésitant entre ravissement et consternation en découvrant l’étendue prodigieuse de la sottise humaine, Vertu et sa bande firent sans encombre leur entrée dans le Temple.

L’intérieur de la bâtisse était plongé dans l’obscurité, toutefois, lorsque leurs yeux y furent habitués, ils ne purent que se désoler du triste spectacle qui leur était offert. Le Temple du Globe avait été connu pour ses somptueuses collections d’œuvres d’art, des legs de fidèles, des acquisitions, des commandes passées au cours des siècles, des merveilles de toutes sortes qui avaient orné la longue galerie circulaire en un panorama saisissant de l’art occidental. De ce trésor, seuls quelques tableaux mineurs et quelques statues monumentales étaient encore en place. En revanche, un grand nombre de caisses de bois de toutes tailles et de tous formats s’empilaient, éparses, certaines recouvertes de toile grossière, d’autres entourés de cordes. L’une des caisses était tombée, se fracturant, ce qui permit à Corbin de fouiller à l’intérieur Il en ressortit la tête finement sculptée d’une petite danseuse de jade, parmi d’autres morceaux brisés.
« Quelle pitié, fit-il, pensif.
- Je ne comprends pas ce manège, dit alors Toudot, ils déménagent le contenu du Temple, mais pour quoi faire ? Ils sont assiégés, n’ont-ils pas des sujets plus urgents à régler ?
- Ils ne déménagent pas, expliqua Corbin, ils volent. Ils pillent le Temple. Un des plus grands vols de toute l’histoire.
- Et accompli sous la protection de la loi, poursuivit Vertu. C’est ingénieux. Et ça dure depuis longtemps, car j’ai entendu parler du Globe, et ces caisses ne peuvent en aucun cas contenir toutes ses richesses. Le pillage touche à sa fin, j’en ai peur. Ah, quelle infamie !
- Vous vous insurgez d’un vol ? N’est-ce pas ce que l’on appelle « l’hôpital qui se fout de la charité » ?
- C’est une chose, chère Condeezza, que de dérober de l’or, car l’or est remplaçable, une pièce équivaut à n’importe quel autre de même poids et titre. Et puis l’argent, c’est fait pour circuler. Sans notre confrérie, combien de richesses ne quitteraient jamais les coffres des barbons et des grigous ? En somme, le vol, c’est bon pour l’économie. Mais ceux qui ont soustrait ces œuvres à leur écrin légitime, ceux qui ont brisé cette petite statue, ne sont que des barbares. Ceux qui dispersent ces merveilles accumulées patiemment au cours des siècles ne valent pas même la corde pour les pendre. Je suppose que tout ceci va partir alimenter les collections de quelques riches nobliaux étrangers et disparaîtra pour longtemps de la vue des hommes. J’aimerais que Savanerole soit un de ces cupides politicards sournois sans scrupules qui alimentent leur cassette personnelle en dérobant ce qui peut l’être sous couvert de leur autorité, mais sachant ce que je sais de lui, je crains que ce forfait n’ai pour effet que d’alimenter les caisses exsangues de Daglioli dans le seul espoir de prolonger cette guerre stupide d’un mois ou deux.
- Je ne pense pas que ce soient des nobliaux étrangers, dit alors la Princesse qui, bien que mal en point (elle en était à saigner du nez) n’en avait pas pour autant laissé ses yeux dans sa poche.
- Eh ?
- Regardez ces signes peints sur chacune des caisses, ce ne sont pas les marques professionnelles de l’honorable confrérie des déménageurs de caisses en bois, ce sont des glyphes personnels de sorciers. J’en reconnais quelques uns, d’ailleurs, ici vous avez Dongaran l’Enucléateur, un nécromant de sinistre réputation, là c’est Thomar de Gorlenz, un rude mage de bataille, tout à l’heure j’ai vu le sceau de la liche Khadkysha, la louve du Poitain. Ces boîtes ne sont pas destinées à de quelconques collectionneurs, mais à quelques-uns des magiciens les plus impitoyables du monde.
- Peut-être Savanerole veut-il se constituer une armée de sorciers, dit alors le docteur.
- C’est absurde, répondit Vertu, puisque Daglioli est noyée sous un champ d’anti-magie !
- Mais qui l’a dressé, ce champ d’anti-magie, si ce n’est de puissants sorciers à sa solde ? Demanda alors Condeezza. »
Cette question idiote était une réponse parfaitement sensée.
« Toutefois, ceci n’est pas notre problème, finit par dire Vertu après un instant de silence. Tâchons de ne pas perdre de vue nos valeurs, nous ne sommes pas de vulgaires redresseurs de torts, mais d’honorables voleurs. La clé est dans la tombe du Doge Dandinolo, reste donc à localiser cette tombe.
- Elle est dans la crypte, voyons, où voulez-vous qu’elle soit ? Il faut maintenant en trouver une entrée.
- Puisque tu es si intelligente, tu devrais savoir que dans tous les temple de l’univers, l’entrée secrète de la crypte se trouve toujours sous l’autel. En route. »
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