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Babymetal au Playstation Theater (NYC) - 4 mai 2016

C'est donc mercredi dernier que, sous une pluie fine, votre serviteur se retrouva à Brodadway à faire la queue sous la pluie comme un con.

Le Playstation Theater est une salle un peu bizarre, avec un premier floor au pied de la scène, un deuxième surélevé et garni d'une barrière, puis encore derrière, une tribune assise. Sur les côtés du floor inférieur se trouvent deux coursives permettant à quelques VIP de mieux voir. Le personnel est moyennement accueillant, mais on n'est pas là pour ça. Je vais acheter un peu de merch, puis m'installe. Pas de première partie, j'en profite pour observer la foule et ses réaction à la bande de métal "classique" qui tourne pour nous faire patienter. Pas UN SEUL connard ne se met à headbanger en entendant "Master of Puppets", c'est désolant. De toute évidence, New York, qui avait été un des lieux de la révolution thrash des 80's (c'est de là que vient Anthrax) a bien perdu de son entrain chevelu. Le public me semble surtout composé de curieux attirés par l'étrange spectacle donné, quelques semaines plus tôt, chez Stephen Colbert. Ça laisse craindre un mosh'sh pit un peu mou, je vais donc dans les gradins.

Et ça démarre à l'heure dite, sous les applaudissements nourris d'un public finalement assez réceptif. Les gamines font leur entrée, et entament par deux valeurs sûres, Babymetal Death (qui permet aux membres du combo de se présenter, en jouant sur l'homophonie death/desu) et Doki doki morning. Puis, il est temps de mettre en valeur le nouvel album, sorti il y a un mois, avec quatre titres qui s'avèrent très efficaces, j'ai une petite préférence pour Yava! mais c'est au goût de chacun. Après Amore, qui perment à Su de passer en solo, il est temps pour les filles de faire une petite pause avec "Catch me if you can", un inamovible de la setlist (car il commence par un long instrumental, qui leur permet de se changer, de se rafraîchir et de se reposer un peu, parce que putain, elles sautillent partout). C'est surtout l'occasion de mieux apprécier la performance du "Kami band", le groupe très compétent qui propulse les Babymetal. On poursuit dans le nouvel album avec Meta Taro, l'improbable titre "viking", puis on se calme un peu avec le plus ancien Ijime, Dame, Zettai. Il est temps maintenant de lancer le feu d'artifice avec les quatre derniers titres, Karate, le gros tube de Metal Resistance, Megitsune, qui ouvrait le premier album, l'inévitable Gimme Chocolate et, en guise d'adieu, The One, leur unique titre en anglais. Pour finir ? Non, il y a un rappel, évidemment, et on finit par le titre qui ouvre Metal Resistance, Road of Resistance, un hymne visiblement conçu pour finir les concerts.

See you ! Nous lancent alors les Babymetal, ne croyant pas si bien dire (j'y retourne en juin). Au total, je n'ai pas vu le temps passer et j'ai un petit regret qu'elles n'aient pas sorti 4 no uta, que j'aime beaucoup, c'est bien fait pour ma gueule, j'avais qu'à aller à Wembley.


See you !
Tags: je suis pas plus con que kirk hammett
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