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09 June 2016 @ 07:03 pm
Babymetal au LKA Longhorn, Stuttgart, 8 juin 2016  
Il y a un personnage du folklore populaire Allemand, une légende, le Wolkenträger. Ce personnage mythique est supposé être un morne voyageur venu de l'est et qui sillonne la campagne, apportant toujours avec lui une abondante mousson de pluie. Cette légende a un fond de vérité puisqu'en effet, le Wolkenträger existe, en ma personne : chaque fois que je vais en putain d'Allemagne, >> IL PLEUT DES CHATS ET DES CHIENS <<. Ou, dans le cas qui nous occupe, nekos et hinus, puisque c'est en faisant la queue pour Babymetal que l'orage m'a surpris, ainsi que la vaste quantité de fans qui faisaient la queue ce soir là à Stuttgart. Et quand je parle d'orage, c'est pas une image, c'est un orage, il pleuvait des cordes et il y avait des éclairs. J'en étais à me dire que si elle nous sortait "No rain, no rainbow", sérieux, je montais sur scène et je lui collais deux claques.

Mon humeur toutefois s'adoucit lorsque j'entre enfin dans ce qui est en fait une sorte de hangar industriel vaguement insonorisé, et après un arrêt au pipi-room, file me caser un peu sur le côté, à genre 4m du podium de gauche (les Babymetal ont des petits podiums genre step sur lesquels elles montent régulièrement parce que comme elles sont hautes comme trois bites à genoux, sans ça, on ne les verrait pas). Mon heure sous la flotte a payé donc, je ne suis pas trop loin. La seule inconnue maintenant, c'est de savoir si les filles seront en état de vol, vu que la chaleur torride de la veille à Cologne, ayant entraîné la présence d'un véhicule d'urgence, laissait craindre des problèmes.

Le concert commence.

Le concert s'achève.

Entre les deux, je vis une expérience que les mots ne peuvent décrire, je vais donc tenter de rester froidement objectif, mais gardez bien à l'esprit qu'un concert de Babymetal, ce n'est pas un concert. C'est une quête mystique.
  1. Babymetal Death
  2. On commence évidemment par ce classique du 1e album, point de départ traditionnel du concert, qui permet aux protagonistes de se présenter. La salle étant trempée comme une soupe, il n'y a pas besoin de beaucoup plus pour que tout le monde se mette à sautiller.
  3. Gimme chocolate
  4. Un slide de basse, les pupuces qui se penchent sur le côté... tout le monde se prépare pour le "Master of Puppets" des Babymetal. Elles l'ont joué cent fois, mais visiblement, elles en sont toujours gourmandes.
  5. Iine !
  6. Un choix un peu surprenant, troisième titre du premier album, très entraînant, qui finit de nous faire oublier la pluie.
  7. Amore
  8. Les petites filent en coulisse se réhydrater, on suppose, laissant Su-Metal pour son petit moment toute seule avec le public. C'est aussi le moment d'apprécier Suzuka pour ses qualités d'actrice, car non contente de chanter et de danser, la proximité de la scène me permet d'apprécier ses expressions faciales. Comment elle emballe son public ! On dirait du kabuki, c'est une succube.
  9. Meta Taro
  10. Retour de Yui et Moa pour un Meta Taro à trois. La chorégraphie est très bizarre, et pas très rapide, sans doute pour permettre aux gamines de souffler un peu avant la suite. Le titre, assez décrié, prend en live tout son sens. La puissance de la basse et de la batterie lui rendent justice.
  11. Sis. Anger
  12. Suzuka part en coulisse se faire faire une vidange-graissage-remplacement des batteries, c'est donc Moa et Yui (qui forment le sous-groupe "Black Babymetal") qui se chargent seules du troisième titre issu de Metal Resistance. C'est le titre le plus heavy de l'album, autant dire que le contraste avec les deux gamines est frappant.
  13. Catch me if you can
  14. Un indétrônable des setlists, ce titre du premier album présente l'avantage de commencer par un long instrumental, permettant au Kami Band de monter au front pour démontrer toute l'étendue de son talent (pendant que les filles finissent de se rafraîchir). Les gars sont très applaudis, à juste titre. Rappelons que les Kami sont, outre leurs activités babymétallesques, des musicos très respectés dans le milieu métalleux japonais. Bref, les filles reviennent, toujours en forme, pour ce titre qui tient plus de la comédie musicale et où elles cavalent beaucoup (comme son nom l'indique).
  15. Megitsune
  16. Le public ne se fait pas prier pour scander "Kitsune, kitsune, watashi wa megitsune". Ce grand classique du premier album réunit allègrement le public, qui scande les paroles sans problème, couvrant parfois les voix des chanteuses.
  17. Karate
  18. On ne pouvait pas passer à côté du hit de Metal Resistance. Malgré la relative étroitesse de la scène, les pupuces rejouent fort correctement les chorégraphies du clip. Sans se gourrer jamais, le public reprend les "seya", les "soya" et les "ossu" de ce titre conçu pour ça. Oui, moi aussi.
  19. Road of resistance
  20. Après un bref intermède, les gamines reviennent avec des drapeaux à leurs couleurs, puis se lancent dans le morceau d'ouverture de Metal Resistance, avec toutefois une guitare qui me semble curieusement accordée. Su, badass comme une fille de Lilith, fait signe à la foule de ses petits bras couverts de sueur, et aussitôt, l'océan des adorateurs du Dieu-Renard s'écarte. Oh, le beau wall of death ! Et ça part à toute vitesse sur la route de la résistance.
    Wohohoho
    Wohohoho
    Wohohohohohohohohoho...
  21. The One
  22. Les prêtresses du Kitsune Kami achèvent maintenant la liturgie par l'invocation œcuménique qui invite tous les croyants à l'adoration et à la communion des âmes, comme c'est devenu l'habitude depuis la sortie du dernier album. Si d'aventure quelques mécréants s'étaient fourvoyés par hasard dans l'enceinte consacrée du LKA Longhorn ce soir là, à ce stade, il y a longtemps qu'ils ont été convertis à la Voie du Renard.
Alors par contre, pas de "see you" à la fin du set, comme à Cologne la veille, le public est un peu déçu. Peut-être le producteur veut-il donner une image plus mature de son groupe en faisant sauter cette sortie un peu gamine, qui faisait pourtant la joie des fans. On peut aussi, à la liste des regrets, rajouter l'absence de "4 no uta" et surtout "Ijime Dame Zettai". Mais c'est vrai qu'avec deux albums, pour tout jouer, ça ferait des concerts de 2h30, et là, il faudrait prévoir une ou deux babymetal de secours, vu l'état dans lequel elles finissent leurs sets. En tout cas, le fait qu'elles faissent l'impasse sur des titres majeurs de leur répertoire montre l'étendue et la qualité de celui-ci, que l'on espère voir s'étendre.

Vu que j'étais complètement dedans, j'ai pris peu de photos. J'en ai 3 décentes.


La Révérende-Mère Yuimetal prodiguant
l'onction sacerdotale sur votre serviteur


L'archiprêtre Boh et sa basse rituelle


Le chanoine Leda et son accordage douteux
 
 
 
(Anonymous) on June 10th, 2016 06:58 am (UTC)
Rrrrrrrr
Zzzzzzzzz
Rrrrrr
Zzzzzzzzzzzz
RrrRrrrRrrrrrRRRRrrron
Zzzzzzzzzzzzzzz
(Anonymous) on June 10th, 2016 08:42 pm (UTC)
Dis donc, belles photos!
(Anonymous) on June 10th, 2016 09:46 pm (UTC)
J'avoue. La première et dernière, ça pourrait se vendre à la presse.
Bon, la deuxième, y'a un bras sauvage qui cache un peu le sujet, mais ce sont les aléas du concert.

Le Créateur Fou, avoué.